jeudi 2 décembre 2010

Mes amis, mes amours, mes emmerdes...

William Blake "Le tourbillon de l amour."





Revenir ici, je n'y croyais plus.


L' avantage et la grande force de l 'écrit, bien qu'il soit d'une banalité affligeante de le dire, réside dans sa durée, son ancrage dans le temps.
Bien plus tard, on peut ainsi, se replonger dans son histoire, dans ses pensées, ses émotions.
L ' importance d'une telle confrontation est d'autant plus présente et souhaitable, quand on traverse, comme moi présentement, de grandes turbulences dans une vie, certes rarement tranquille, mais néanmoins toujours pleine de surprise...
Ecrire m'est toujours aussi douloureux et cependant viscéralement nécessaire pour comprendre les tourments qui m'agitent.
"Poser les mots sur les maux," formule là encore d'une navrante facilité ,mais qui résume si bien mon état d'esprit actuel.


Je ne peux , hélas , que déplorer mon manque de talent littéraire et envier les "élus" qui savent si bien manier la langue.
Dieu sait pourtant que si j 'écrivais aussi brillamment que je traverse intensément cette vie, ma plume serait des plus brillante!!!
Malheureusement je dois, et vous avec, me contenter de moi.


De mon ressentit. Brut de décoffrage.
Qu'il est difficile de se croire forte et "droite" et de se révéler, à la première petite bourrasque d'une couardise insoupçonnée.
Certes la vie ne m'a pas exempté d''épreuves , pourtant je n'avais pas conscience d'avoir, à ce point, tenté de me construire une carapace (armure qui se révélera bien fragile en définitive) pour protéger ce "p'tit coeur tout mou" dont je me plais à moquer, quand ce n'est pas carrément nier, l'existence...
Une amie très chère me déclara un jour que mon problème venait du fait que j 'aimais trop les gens, que je leur accordais une trop grande importance, ce qui du coup , me rendait sans doute bien trop exigeante...et par là même , fragile.
Je veux bien croire qu 'elle a raison.


L 'explication trouvant sans doute sa source dans ma propre auto-dépréciation. Toute la question serait alors de savoir si l'on peut vraiment aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même ...
Mais je me garderais bien d'avancer le moindre argumentaire sur un sujet aussi "psycho-philosophique" !!! :oD
Cependant, il est clair que cette question mériterait d'être posée, bien qu'aujourd'hui une autre m' obsède plus encore . Probablement la plus simple qu 'il soit, bien que la plus inexplicable: pourquoi aime-t-on?
Une interrogation qui en vérité en cache une autre, plus douloureuse: pourquoi ses échecs sentimentaux? Ai-je fais de mauvais choix?
Rien ne m 'est plus intolérable que de voir sombrer mes relations, quelles soient , amicales ou amoureuses d'ailleurs.
Je ne renie rien. Jamais.
Je ne regrette pas non plus. Toutefois, force est de constater que ces derniers temps, les déceptions se sont accumulées sur les deux plans.


En suis je la cause? la seule responsable?
Ma soif d'aimer et d'être aimer est-elle si intarissable qu'elle me rend, effectivement trop exigeante , et donc immanquablement insatisfaite?
Possible.Probable même.
La trouille ...
La peur de souffrir est certainement aussi une autre raison à ses échecs... je commence seulement à le comprendre.
Il aura suffit d'un dîner, d'un inconnu, pour me retrouver face à cette cruelle vérité.
Tomber amoureuse...
Encore me dirait-on... et pourtant d'une manière tellement différente de tout ce que j 'ai pu vivre jusqu'ici...
Bien sur au début il y a juste l'attirance, mais quand elle est autant physique qu'intellectuelle,très vite cela donne le vertige.
Avoir envie de quelqu'un, de lui parler, de tout connaitre de lui , de se dévoiler entièrement à lui, de l 'aimer et de faire en sorte qu'il vous aime, c'est attendre beaucoup de cette personne.
C'est comme un désir brûlant, un caprice d'enfant qui voudrait ce superbe jouet là tout de suite maintenant. C'est aussi trembler à l idée qu 'en face la réaction ne soit pas identique immédiate, et qu'on ne soit pas capable de le supporter.
Je me croyais forte, certaine de mes choix de vie et donc honnête et inébranlable...
Mais le désir rend maladroit, l'émotion fait perdre le contrôle et la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir s'y prendre m'a rendu fébrile et m'a ,littéralement ,fait saborder la soirée.
Pire ,mon engouement était tellement fort qu'il m'avait fait anticiper, voir extrapoler ce rendez-vous , et au final, submergée par l 'émotion et la trouille que je sentais monter en moi, j'ai laissé s'installer une sorte de méprise.
A trop vouloir plaire, j'ai tout fais pour lui déplaire.
Or plus on calcule parce qu’on manque de confiance en soi, plus on s’égare et plus on risque de créer des malentendus.
A croire qu' intuitivement je percevais la grandeur de l'enjeu et du fiasco.
Aujourd'hui ma merveilleuse forteresse s'est écroulée comme un vulgaire château de carte, face à un simple sourire, toutes mes certitudes ont volées en éclat et je me retrouve totalement perdue.




Lamousmé

2 commentaires:

Wictoria a dit…

Pas facile d'écrire, pour cela il faut souvent se jeter dans une sorte de coma, les yeux révulsés donnent le pouvoir de voir des choses que l'on se cache souvent, par peur ou pour le plaisir de les découvrir ? cela dépend.
Pas facile de (re)trouver l'amour avec ou sans majuscule, au bout d'un moment on ne veut plus trop de (mauvaises) surprises, seulement du concret, ça fait peur (encore !)
Pas facile de trouver une soeur, âme ou pas, quelqu'un de confiance qui ne nous trahira jamais...
Pas facile d'être forte face aux manques, de garder une bonne tête malgré tout pour ne pas être plainte, ne pas être portée par la sollicitude mais au contraire le véritable attachement qui ne demande rien en contrepartie.
Douces pensées de mon île.

Titine a dit…

En demander beaucoup aux autres n'est pas un défaut, loin de là. Mais il est vrai que l'on est souvent déçu dans ses attentes. L'amour est une chose complexe, difficile à gérer ou à comprendre. Mais ne baisse pas les bras, tes idéaux sont beaux, ne les laisse pas tomber.