jeudi 30 décembre 2010

Entre vous deux mon coeur...

...entre vous deux mon coeur balance...j'ai de la chance..." (Michel Legrand)

Il est amusant de voir comme en ces périodes de bilans, la vie peut faire résonance.
Cette chanson a beaucoup hanté ma jeunesse et a placé, de fait, ce film de mon cher Jacques Demy , dans le haut du panthéon de mes fantômes.
Parking n'est pas un bon film, j'en conviens aisément mais je garde pour lui une tendresse particulière,comme le fruit de mes erreurs passées du reste.
Cette nuit, j'ai eu l'envie irrépressible de le voir.
Rien n'a changé
Ai-je changé?
Difficile de le dire...trop tôt aussi sans doute....
 
Pour l'instant je me laisse porter...et je vous invite à en faire de même pour finir en beauté cette année 2010.



J'aime les tragédies c'est certain.

Pire , je suis une tragédienne!
Et William est mon maître absolu...
J'en veux pour preuve  le titre du prochain billet que je vous/nous réserve pour bien entrer dans la nouvelle année...(attention trailer comme on dit par chez moi...^^) : To be or not to be...a coward!!!!!


Lamousmé

dimanche 12 décembre 2010

Un peu de Yeats dans ce monde de brutes...

Parce que l'on revient toujours à ses premiers amours.... et en attendant d'autres billets...(oui oui vous avez bien lus !!! ^^ )



Never give all the Heart
(W.B. Yeats)


Never give all the heart, for love
Will hardly seem worth thinking of
To passionate women if it seem
Certain, and they never dream
That it fades out from kiss to kiss;
For everything that's lovely is
But a brief, dreamy, kind delight.
O never give the heart outright,
For they, for all smooth lips can say,
Have given their hearts up to the play.
And who could play it well enough
If deaf and dumb and blind with love?
He that made this knows all the cost,
For he gave all his heart and lost.





et en bonus ce petit "cadeau" de ma
bichette (à qui je promets de ne pas passer toutes mes nuits à pleurer...si je peux ;o) )






Lamousmé

jeudi 2 décembre 2010

Mes amis, mes amours, mes emmerdes...

William Blake "Le tourbillon de l amour."





Revenir ici, je n'y croyais plus.


L' avantage et la grande force de l 'écrit, bien qu'il soit d'une banalité affligeante de le dire, réside dans sa durée, son ancrage dans le temps.
Bien plus tard, on peut ainsi, se replonger dans son histoire, dans ses pensées, ses émotions.
L ' importance d'une telle confrontation est d'autant plus présente et souhaitable, quand on traverse, comme moi présentement, de grandes turbulences dans une vie, certes rarement tranquille, mais néanmoins toujours pleine de surprise...
Ecrire m'est toujours aussi douloureux et cependant viscéralement nécessaire pour comprendre les tourments qui m'agitent.
"Poser les mots sur les maux," formule là encore d'une navrante facilité ,mais qui résume si bien mon état d'esprit actuel.


Je ne peux , hélas , que déplorer mon manque de talent littéraire et envier les "élus" qui savent si bien manier la langue.
Dieu sait pourtant que si j 'écrivais aussi brillamment que je traverse intensément cette vie, ma plume serait des plus brillante!!!
Malheureusement je dois, et vous avec, me contenter de moi.


De mon ressentit. Brut de décoffrage.
Qu'il est difficile de se croire forte et "droite" et de se révéler, à la première petite bourrasque d'une couardise insoupçonnée.
Certes la vie ne m'a pas exempté d''épreuves , pourtant je n'avais pas conscience d'avoir, à ce point, tenté de me construire une carapace (armure qui se révélera bien fragile en définitive) pour protéger ce "p'tit coeur tout mou" dont je me plais à moquer, quand ce n'est pas carrément nier, l'existence...
Une amie très chère me déclara un jour que mon problème venait du fait que j 'aimais trop les gens, que je leur accordais une trop grande importance, ce qui du coup , me rendait sans doute bien trop exigeante...et par là même , fragile.
Je veux bien croire qu 'elle a raison.


L 'explication trouvant sans doute sa source dans ma propre auto-dépréciation. Toute la question serait alors de savoir si l'on peut vraiment aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même ...
Mais je me garderais bien d'avancer le moindre argumentaire sur un sujet aussi "psycho-philosophique" !!! :oD
Cependant, il est clair que cette question mériterait d'être posée, bien qu'aujourd'hui une autre m' obsède plus encore . Probablement la plus simple qu 'il soit, bien que la plus inexplicable: pourquoi aime-t-on?
Une interrogation qui en vérité en cache une autre, plus douloureuse: pourquoi ses échecs sentimentaux? Ai-je fais de mauvais choix?
Rien ne m 'est plus intolérable que de voir sombrer mes relations, quelles soient , amicales ou amoureuses d'ailleurs.
Je ne renie rien. Jamais.
Je ne regrette pas non plus. Toutefois, force est de constater que ces derniers temps, les déceptions se sont accumulées sur les deux plans.


En suis je la cause? la seule responsable?
Ma soif d'aimer et d'être aimer est-elle si intarissable qu'elle me rend, effectivement trop exigeante , et donc immanquablement insatisfaite?
Possible.Probable même.
La trouille ...
La peur de souffrir est certainement aussi une autre raison à ses échecs... je commence seulement à le comprendre.
Il aura suffit d'un dîner, d'un inconnu, pour me retrouver face à cette cruelle vérité.
Tomber amoureuse...
Encore me dirait-on... et pourtant d'une manière tellement différente de tout ce que j 'ai pu vivre jusqu'ici...
Bien sur au début il y a juste l'attirance, mais quand elle est autant physique qu'intellectuelle,très vite cela donne le vertige.
Avoir envie de quelqu'un, de lui parler, de tout connaitre de lui , de se dévoiler entièrement à lui, de l 'aimer et de faire en sorte qu'il vous aime, c'est attendre beaucoup de cette personne.
C'est comme un désir brûlant, un caprice d'enfant qui voudrait ce superbe jouet là tout de suite maintenant. C'est aussi trembler à l idée qu 'en face la réaction ne soit pas identique immédiate, et qu'on ne soit pas capable de le supporter.
Je me croyais forte, certaine de mes choix de vie et donc honnête et inébranlable...
Mais le désir rend maladroit, l'émotion fait perdre le contrôle et la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir s'y prendre m'a rendu fébrile et m'a ,littéralement ,fait saborder la soirée.
Pire ,mon engouement était tellement fort qu'il m'avait fait anticiper, voir extrapoler ce rendez-vous , et au final, submergée par l 'émotion et la trouille que je sentais monter en moi, j'ai laissé s'installer une sorte de méprise.
A trop vouloir plaire, j'ai tout fais pour lui déplaire.
Or plus on calcule parce qu’on manque de confiance en soi, plus on s’égare et plus on risque de créer des malentendus.
A croire qu' intuitivement je percevais la grandeur de l'enjeu et du fiasco.
Aujourd'hui ma merveilleuse forteresse s'est écroulée comme un vulgaire château de carte, face à un simple sourire, toutes mes certitudes ont volées en éclat et je me retrouve totalement perdue.




Lamousmé

lundi 23 août 2010

Lorsque les vieux démons ressurgissent...



... les anciennes ritournelles hantent mon esprit...




MUCHA




"J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du coeur
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé "

...





"Moi j'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir "

...




"J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la vôtre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va"


Sur Toi




Merci Zazie je n'aurai pas su écrire mieux...à croire que j'ai encore des choses à faire ici...



Lamousmé