dimanche 18 janvier 2009

Femme à lunettes...


..."tempête sous la couette" dit le dicton (et encore je vous passe l'affreux "femme à quequette"!!!).

L'ironie de la vie veut que ce soit précisément en ce temps de "disette sexuelle" pour moi que j'intègre cette belle et grande famille de "binoclardes".
Certes mes nouveau yeux me confortent encore plus dans l'aspect d'une "véritable et respectable" libraire ( d'autant que j'ai bien évidemment poussé le vice jusqu'à choisir des montures violettes pour m'harmoniser au maximum avec Neverland) mais j'avoue douter,contrairement à Franck Evrard du véritable potentiel "érotique des lunettes" sur ma personne...





A vrai dire, mon choix s'étant porté sur les plus discrètes possible, peu de gens se sont rendu compte, dans un premier temps que j'en portais!!

Le plus troublant , si j'ose dire, c'est précisément de ne plus vivre dans ce "trouble" ce flou artistique qui progressivement m'avait enveloppé sans que j'y prenne garde. Effectivement on peut voir très clair!!!!! Mais finalement ma myopie (puisqu'il s'agit de cela) ne m'avait jamais vraiment empêché de vivre , tout au plus avait-elle formée une sorte de halo protecteur que mes bonnes résolutions pour 2009 viennent de dissiper brutalement. Il parait que certains se sentent protégés derrière leurs lunettes...j'avoue que c'est l'effet inverse qui se produit chez moi: tant de clarté ,de netteté , me déstabilise. Alors évidemment je tente de compenser encore plus cette trouille , cette impuissance, cette dévalorisation de moi-même que je sens monter en puissance dans tout mon être.

Ajouter à cela une bonne dose de méthode Coué et de volontarisme à tout crin pour ne pas être submergé par la morosité ambiante, et voilà que mon entourage me trouve ...lumineuse!!!!

Rien que ça!!!

A croire que plus j'ai le sentiment de sombrer intérieurement, moins cela se voit physiquement.

Je refuse de me laisser couler. Plus encore, je ne veux pas être un fardeau pour les autres, à me lamenter sur ma "pauvre vie".
Alors oui, je vais bien, ne vous en faites pas...^^


Permettez juste que j'utilise ce lieu pour parfois m'épancher encore un peu sur les tourments qui hantent mes nuits et ne me les font vraiment pas paraître plus belles que mes jours...

Ironiquement, on peu dire que le fameux dicton cité plus haut colle parfaitement, malgré mon tout nouveau célibat.
Dieu sait que mes nuits sont effectivement fortement agités de "tempêtes sous la couette" ces derniers temps.
J'ignore qu'elles explications donner aux rêves érotiques qui agitent mon sommeil toutes les nuits, toujours est-il qu'ils me semblent être de plus en plus violents et que certains bleus laissé sur ma peau , tout comme la sueur qui me retrouve trempée au matin me perturbe. Manifestation d'un manque, d'une frustration sexuelle? Probablement. D'autant que mes premiers rêves étaient clairement des "répétitions" d'ébats déjà vécus.
Pourtant, petit à petit, je me souviens de moins en moins au matin de la teneur exacte de leurs contenus à part une impression grandissante de violence, et de tumulte qui m'agite.
C'est bien simple , j'ai l' impression de "bouillir", le sentiment qu'une fièvre volcanique sommeille en moi le jour, et se trouve libérée la nuit à mon insu.
Je me fais l 'effet d'un soleil.
Plus il brille à l'extérieur, plus il brûle intérieurement.
Espérons juste que je n'imploserai pas.


"Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour
être réprimé."

William Blake

lundi 5 janvier 2009

Ca fait mal, de vivre sans toi...*


(Alexandre Seon )


La vie est ainsi faite qu'elle sème sur nos routes de petits cailloux pour nous, pauvres petits Poucet, prêts à se perdre dans nos forêts de douleurs.

C'est pourquoi il ne sera pas dit que l' année 2009 deviendra une pale copie de 2008, 2007 ,2006... dans mes transports amoureux!

J'avance , cela est certain...au delà même de ce que j'imaginais pouvoir le faire.

Un nouvel état d'esprit m'anime, et après avoir encaissé un premier mur je me suis décidé à affronter le second courageusement et le plus loyalement possible.

Sans doute peu de gens le comprendront mais je me crois très lucide sur cette passion destructrice que je vis depuis plus de quatre ans et que je sais nécessaire de tuer une bonne fois pour toute. Malheureusement, comme le dit si bien le dicton, "le coeur a ses raisons que la raison ignore..." et il me faudra encore certainement beaucoup de temps pour "digérer" cette "histoire sans fin..."

Pourtant la vie poursuit son petit bonhomme de chemin, mettant sur ma route des rencontres plus ou moins réussies, plus ou moins abouties qui façonnent chacune à leur manière mon futur (amoureux ou non d'ailleurs).

La dernière en date fut indéniablement la plus décisive.

Elle me redonna un semblant de regard positif sur mon image et
me ramena en ces lieux de la manière la plus agréable qui soit.
Moi qui me consumais pour une passion stérile depuis bien trop longtemps, sans laisser de chance à mes autres histoires de s'épanouir comme elles le méritaient, je m'étais peu à peu retrancher dans une haute tour solitaire , telle une héroïne de conte de fée attendant le prince charmant à sa rescousse!!!!!
L'ambiguïté ne m'ayant jamais fais peur ,Mata Hari version belle au bois dormant c'était tout moi!!!!
Vous vous en doutez, une telle "princesse" ne peux rencontrer un simple prince charmant.
Je doutes d'ailleurs que si, tel eu été le "prince", je ne lui aurais pas même accordé un regard!!!! ;o)

Je ne lui donnerais pas de nom. J'en suis incapable aujourd'hui.
Sachez cependant que le terme "miroir" s'est souvent échappé de nos conversations.
Je l'aime , fut la seule évidence qui s'est rapidement imposée à mon esprit et à mon coeur . D'une manière très différente et bien moins "passionnée" que "l' Autre".... mais difficile de dire moins profonde, seul le temps pourrait (peut-etre) répondre à cette question.
Peu importe en fait, le "sauveur" s'avérait être autant à "sauver" que la "princesse"...
Une belle rencontre de "deux âmes brisées" en quelques sortes!

Cette rencontre fut salutaire pour moi.
Il m'a redonner l'envie de me battre, de me chercher, d'avancer. De croire à nouveau en mon idéal amoureux de fidélité non exclusive, sans me laisser abattre par la médiocrité et (finalement) le mensonge d"un "théoricien" incapable d'appliquer sa propre philosophie...
Il m'a réapprit aussi à faire confiance. C'est incroyable ce que la confiance en l'autre permet de lâcher prise...
J'ai à nouveau fait l 'amour, au lieu de baiser(de me faire baiser je devrais même dire!! )
et Dieu que j'ai aimé ça!!!!!!!!!!!!
J'ai été emporté par sa dualité , toute cette violence contenue tournée contre lui-même et en même temps cette grande douceur, cette attention qu'il était capable de me porter.
J'ai adorer passer des heures à l'écouter me parler musique ou autre, simplement sans étalage pompeux, loin très loin d'un donneur de leçon toujours prêt à impressionner...

Et puis fatalement ma route m' a fait emprunter le chemin scabreux de la "mise au point".
Ni ma tête ni mon coeur ne supportaient plus désormais l' inadéquation entre un discours et des actes.
L'Autre prétendait m'aimer mais se comportait comme le pire des sagouins j'avais donc, enfin décidé de rompre définitivement.
Je l'ai donc mis lui aussi face à ce que j'estimais une "incohérence" pour le moins : il refusait de parler de sentiments alors qu'il agissait comme quelqu'un qui en avait. Simple gentillesse me répondit-il. Contrairement à moi il ne se sentait pas capable d'avoir le moindre sentiments , pour qui que se soit. Rien de personnel dirigé contre moi.
Que vous le croyiez ou non je sais qu'il ne me raconte pas d'histoire, lui.
J'ai foi en lui.
Je sais qu'il doit ,de son côté avancer. Qu'il a besoin d être libre pour ça. En d'autre temps j'aurais peut être eu la force d'être à ses côtés , en retrait, à l'attendre sans être un fardeau pour lui.
Aujourd'hui je suis trop fragile pour ne pas mal prendre son "rejet" et ne pas finir par lui en vouloir .Le lui reprocher.
Je l'aime.
Alors le peu de force qui me reste je l'ai pris pour me retirer, doucement, sur la pointe des pieds presque, pour ne surtout pas être celle qui lui fera du mal un jour.

Bien sur je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour...sous de meilleurs auspices**...
Mais en attendant je me passe en boucle cette chanson du CD de Christophe Maé que Mr Bouch' avait réclamé pour Noël à son paternel, en ne cessant de m'étonner sur ses "signaux" que la vie aime à nous donner parfois...

Ça fait mal...de vivre sans toi...elle a mal...tu ne t'imagine même
pas...

Dans son regard je voyais ...que tu faisais d'elle un conte de fées...Sur
toi elle se reposait...
Son sourire appelle au secours, il est sans amour...

*

Découvrez Christophe Maé!
** merci cathe!!!! :o)