mercredi 22 août 2007

"Amour, amour, je t'aime tant...."

Quiconque reconnaissant la provenance de la citation mise en exergue dans le titre sera à même de goûter toute l'ambiguïté de ce billet.
Ma dernière lecture prolongée des oeuvres de Jane Austen a ceci d'appréciable, outre le fait qu'elle permet une agréable plongée dans un univers très "cup of tea"comme je les aime, sorte de parenthèse bienheureuse où rien ne peut plus vous atteindre, de nourrir en profondes réflexions le seul sujet finalement d'importance, à savoir le sentiment d'amour...


Nous sommes bien loin aujourd'hui ,croyons-nous, des contingences matérielles et honorifiques de l'époque de miss Austen. Et pourtant ces textes nous parlent encore et toujours...

Avouons-le la position de la femme aujourd'hui à beaucoup évoluée mais sans doutes pas au point de se libérer totalement, tant pratiquement que psychologiquement , de "l'attachement" à la gent masculine. En qualité (d'encore relativement) jeune mère célibataire je sais bien de quoi je parle!!!! ;o)

Point n'est nécessaire de faire figure de chantre du féminisme pour faire ce constat.

Mais laissons pour l'instant,si vous le voulez bien ,de côté cet aspect pour s'interroger sur notre propre position face au sentiment amoureux ...

En lisant Jane Austen je me suis beaucoup interrogé à la fois sur ma conception de l'amour et de la passion. Deux choses qui peuvent être séparés aisément (notamment chez Austen) mais qui dans ma vision des choses sont difficilement indiscociables. Et pourtant que de contradictions dans l'aspiration à la fois passionnée , et donc forcément incandescente ,destructrice parfois et unique forcément de l'Amour...et le goût de liberté et de multiplicité d'amours!!!!

Je vous renvois ainsi à deux textes excessivement intéressants sur ces deux directions , à priori inconciliables et qui pourtant me correspondes chacune à leurs manières.

Pour le premier il s'agit d'un billet de ma chère Holly,dont j'ai déjà parlé, évoquant à la fois ,un livre fort intéressant que je vous conseille très vivement " l'amour et l'amitié" d'Allan bloom, et un bout de la vision personnelle de miss Holly (bien que j'attende avec grand enthousiasme un travail plus conséquent sur le sujet!!!!) .Il y est donc question de la pensée Austiniène de l'amour , à la fois amour unique avec un grand A et amour-amical .

Pour le second je vous envois chez Mr Cespedes (bien connu de mes lecteurs maintenant) , qui sur son nouveau blog, lance un débat là aussi passionnant contre l'amour-unique. Je vous enjoins à lire les commentaires de très grandes qualités qui argumentent sur le sujet.

Ceux qui me connaissent bien seront ainsi amusés de me voir prise entre deux feux!!!!

Mais je ne me dégonflerais pas et réaffirmerais mon attachement à la vision "libre" de Mr Cespedes et ma volonté d'assumer ma conception de "fidélité non exclusive" qui fait si souvent rire mes amis, sans pour autant renoncer à mon souhait de passions ,donc renouvelables (et là mon côté écolo ressort à fond!!!! ) :o))))

Plus sérieusement, je ne souscrit pas à la vision qui considère la passion comme ,par définition unique (ce que je peux cependant comprendre) ,tout comme je refuse de m'enchaîner à un seul homme (quel qu'en soient les raisons). En revanche j'abhorre cette nouvelle vision de l'amour jetable, ou du zapping amoureux qui semble se répandre de plus en plus en opposition à la conception maritale de l'amour.

Dans le concret me direz-vous???? (oui oui je savais que vous me poseriez la question!!! ;o) )

Je crois pouvoir considérer ma situation actuelle non comme un modèle applicable à tous mais en tout cas qui me convienne. Vivre seule( physiquement j'entends) me semble la solution adaptée ,y compris pour mon (et j'espère un jour mes) enfant(s).
La notion de famille néanmoins ne devant pas être sacrifiée. Et au vues des nombreuses fêtes réunissant à la fois père , mère (séparés ou non ) enfants , petit(e)s ami(e)s, grand parents et autres... il me semble bien que nous aillons trouvé un compromis fort acceptable!!!!



Lamousmé

samedi 23 juin 2007

Pardon...

...je sais que j'avais promis que c'était fini mais...juste un petit dernier...pour la route ;o)

jeudi 14 juin 2007

And the winner is...

Et oui Il a gagné!!!
Et comme je sais qu'il est difficile de trouver les vidéos (M6 fait le ménage car elle n'aime pas qu'on touche à sa vache à lait!!! ;o) )
je vous laisse ici mes trois dernières prestations préférées de l'escroc (les autres sont toujours visibles!!)

Bon promis après c'est fini!!! :o)))

le dernier "prime"...







et cette version de tété qui définitivement me plais beaucoup!!!



et spécialement pour Le-peintre la version de "smells like teen spirit" par Tori Amos qui est superbe!!! :o))))

lundi 4 juin 2007

Il a remis ça!!!

Qui????...Julien Doré !!!!!(pour ceux qui ne suivraient pas :o) )...alors que ses dernières prestations m'ont laissé un peu sur ma faim, voilà que notre escroc favori (Mr Bouch' est peut être encore plus fan que moi désormais!!!) nous livre à nouveau deux belles prestations


et ma préférée...oui je sais ça devient grave (mais j'assume!!!) ;o)

mardi 29 mai 2007

Correspondance amoureuse...

Alors même s'il semble que ces lettres soient en fait un canular datant de la fin du 19 ème siècle j'aime à les "croire" et je rêve d'un amant aussi lettré...

Lettre (soi-disant) de George SAND à Alfred De MUSSET :

"Cher ami,
Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser, je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice une âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi,
nous bavarderons franchement entre nous.
Je vous prouverai que je suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle et la plus sûre
que vous puissiez imaginer. Oh! Comme votre
amour me sera doux car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible et mon âme en est fortement é-
branlée. Venez vite vous pourrez me la
faire oublier, et à vous je peux me sou-
mettre entièrement.

Celle qui vous aime"
George Sand
(à lire une phrase sur deux bien sur ;o) )






La réponse d'Alfred De Musset :


Quand je mets a vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset


(acrostiche célèbre)





La réponse de George (une merveille de concision ):

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand



On peu rêver non????

Lamousmé

vendredi 11 mai 2007

Juste pour le plaisir...

Par principe je ne parle pas de ce genre d'émissions....mais là j'avoue que chaque apparition du "phénomène" me met dans tous mes états!!!!


Attention c'est Hot!!! très très hot!!!





et parce que deux c'est mieux... :o)))

mercredi 4 avril 2007

Invitation particulière...


Egon Schiele



Jules Barbey d'Aurevilly, La Maîtresse rousse

Je pris pour maître, un jour, une rude Maîtresse,
Plus fauve qu'un jaguar, plus rousse qu'un lion !
Je l'aimais ardemment, - âprement, - sans tendresse,
Avec possession plus qu'adoration !
C'était ma rage, à moi ! la dernière folie
Qui saisit, - quand, touché par l'âge et le malheur,
On sent au fond de soi la jeunesse finie...
Car le soleil des jours monte encor dans la vie,
Qu'il s'en va baissant dans le cœur !

Je l'aimais et jamais je n'avais assez d'elle !
Je lui disais : " Démon des dernières amours,
Salamandre d'enfer, à l'ivresse mortelle,
Quand les cœurs sont si froids, embrase-moi toujours !
Verse-moi dans tes feux les feux que je regrette,
Ces beaux feux qu'autrefois j'allumais d'un regard !
Rajeunis le rêveur, réchauffe le poète,
Et, puisqu'il faut mourir, que je meure, ô Fillette !
Sous tes morsures de jaguar ! "

Alors je la prenais, dans son corset de verre,
Et sur ma lèvre en feu, qu'elle enflammait encor,
J'aimais à la pencher, coupe ardente et légère,
Cette rousse beauté, ce poison dans de l'or !
Et c'étaient des baisers !... Jamais, jamais vampire
Ne suça d'une enfant le cou charmant et frais
Comme moi je suçais, ô ma rousse hétaïre,
La lèvre de cristal où buvait mon délire
Et sur laquelle tu brûlais !

Et je sentais alors ta foudroyante haleine
Qui passait dans la mienne et, tombant dans mon cœur,
Y redoublait la vie, en effaçait la peine,
Et pour quelques instants en ravivait l'ardeur !
Alors, Fille de Feu, maîtresse sans rivale,
J'aimais à me sentir incendié par toi
Et voulais m'endormir, l'air joyeux, le front pâle,
Sur un bûcher brillant, comme Sardanapale,
Et le bûcher était en moi !

" Ah ! du moins celle-là sait nous rester fidèle,
Me disais-je, - et la main la retrouve toujours,
Toujours prête à qui l'aime et vit altéré d'elle,
Et veut dans son amour perdre tous ses amours ! "
Un jour elles s'en vont, nos plus chères maîtresses ;
Par elles, de l'Oubli nous buvons le poison,
Tandis que cette Rousse, indomptable aux caresses,
Peut nous tuer aussi, - mais à force d'ivresses,
Et non pas par la trahison !

Et je la préférais, féroce, mais sincère,
A ces douces beautés, au sourire trompeur,
Payant les cœurs loyaux d'un amour de faussaire...
Je savais sur quel cœur je dormais sur son cœur !
L'or qu'elle me versait et qui dorait ma vie,
Soleillant dans ma coupe, était un vrai trésor !
Aussi ce n'était pas pour le temps d'une orgie,
Mais pour l'éternité, que je l'avais choisie :
Ma compagne jusqu'à la mort !

Et toujours agrafée à moi comme une esclave,
Car le tyran se rive aux fers qu'il fait porter,
Je l'emportais partout dans son flacon de lave,
Ma topaze de feu, toujours près d'éclater ! Je ressentais pour elle un amour de corsaire,
Un amour de sauvage, effréné, fol, ardent !
Cet amour qu'Hégésippe avait, dans sa misère,
Qui nous tient lieu de tout, quand la vie est amère,
Et qui fit mourir Sheridan !

Et c'était un amour toujours plus implacable,
Toujours plus dévorant, toujours plus insensé !
C'était comme la soif, la soif inexorable
Qu'allumait autrefois le philtre de Circé.
Je te reconnaissais, voluptueux supplice !
Quand l'homme cherche, hélas ! dans ses maux oubliés,
De l'abrutissement le monstrueux délice...
Et n'est - Circé ! - jamais assez, à son caprice,
La Bête qui lèche tes pieds !

Pauvre amour, - le dernier, - que les heureux du monde,
Dans leur dégoût hautain, s'amusent à flétrir,
Mais que doit excuser toute âme un peu profonde
Et qu'un Dieu de bonté ne voudra point punir !
Pour bien apprécier sa douceur mensongère,
Il faudrait, quand tout brille au plafond du banquet,
Avoir caché ses yeux dans l'ombre de son verre
Et pleuré dans cette ombre, - et bu la larme amère
Qui tombait et qui s'y fondait !

Un soir je la buvais, cette larme, en silence...
Et, replongeant ma lèvre entre tes lèvres d'or,
Je venais de reprendre, ô ma sombre Démence !
L'ironie, et l'ivresse, et du courage encor !
L'Esprit - l'Aigle vengeur qui plane sur la vie
Revenait à ma lèvre, à son sanglant perchoir...
J'allais recommencer mes accès de folie
Et rire de nouveau du rire qui défie...
Quand une femme, en corset noir,

Une femme... Je crus que c'était une femme,
Mais depuis... Ah ! j'ai vu combien je me trompais,
Et que c'était un Ange, et que c'était une Ame,
De rafraîchissement, de lumière et de paix !
Au milieu de nous tous, charmante Solitaire,
Elle avait les yeux pleins de toutes les pitiés.
Elle prit ses gants blancs et les mit dans mon verre,
Et me dit en riant, de sa voix douce et claire
" Je ne veux plus que vous buviez ! "

Et ce simple mot-là décida de ma vie,
Et fut le coup de Dieu qui changea mon destin.
Et quand elle le dit, sûre d'être obéie,
Sa main vint chastement s'appuyer sur ma main.
Et, depuis ce temps-là, j'allai chercher l'ivresse
Ailleurs... que dans la coupe où bouillait ton poison,
Sorcière abandonnée, ô ma Rousse Maîtresse !
Bel exemple de plus que Dieu dans sa sagesse,
Mit l'Ange au-dessus du démon !

mercredi 28 mars 2007

Mata Hari

Je dois vous faire une confidence... depuis quelques années on me surnomme Mata Hari.
Il est vrai que très jeune je fus fascinée par les femmes fortes et libres. Des amazones à Mata Hari en passant par Morgane la fée, Cléopâtre, Sarah Bernard, Ninon de L'enclos et j'en passe et des meilleures... toutes ses femmes qui allient pouvoir et sexualité, politique et passions amoureuses m'attirent inlassablement. Je rêvais d'être une courtisane, un modèle pour peintres (du 19 ème bien sur!!) de tenir un salon littéraire ou pourquoi pas d'être espionne justement... comme Mata Hari.
Quel merveilleux mythe que celui de la femme espion, femme fatale, aventurière au goût d'orientalisme qui séduit et trahit sur l'oreiller. Une femme amoureuse malgré tout et qui par amour ou pour la cause se sacrifie!!!!
Et puis à même pas 20 ans "j'entre en politique". On m'explique qu'il me faut absolument assister à une réunion pour "contrer" les opposants... cela commence... on envoie la rousse grande gueule en mission... résultat des courses je dame le pion au "rival", je prends la place de présidente (il devient tout de même secrétaire général) et... je l'épouse quelques mois plus tard!!!! C'est ma manière à moi de "neutraliser" : o))))
Des années après, et un divorce en poche, j'ai laissé la politique au profit de l'associatif (pas franchement un changement radical!!!) mais on continu toujours à envoyer la rousse sur les plateaux télé, dans les conférences et... aborder certaines personnes utiles à l'association. Et je continue à essayer de séduire pour la cause (seulement???) hommes ou femmes d'ailleurs peu importe. Je tombe même parfois amoureuse... et puis je repense à cette pauvre Mata Hari qui fini fusillée trahie et utilisée par ces hommes auprès desquels elle cherchait finalement seulement l'amour et l'assurance de ne pas finir seule.
Alors oui, j'aime toujours ses femmes. Gilda, la danseuse prêtresse de Shiva du "tombeau hindou" de Lang, les danseuses et putains de Toulouse Lautrec me feront toujours fantasmer mais depuis quelques temps j'ai arrêté la danse... un changement de vie se profile-t-il???

dimanche 18 mars 2007

Un samedi soir sur la Terre...


Seule... plantée par son propre fils après l'incontournable match de basket du week end ( où je joue parfaitement mon rôle de supportrice acharnée) qui décide d'aller dormir chez un copain, me voilà face à un plateau repas scotchée devant la télévision.
Plus tard je me glisse dans un bon bain parfumé éclairé par les seules bougies disséminées un peu partout dans la salle de bain. Les effluves capiteux et la voix de Billie Holliday me font sombrer doucement dans un état léthargique...
Mes pensées m'emportent loin, très loin vers d'autres temps... et soudain je réalise... je suis seule... enfin (?) seule...
Amoureusement j'entends. Enfin non pas exactement, c'est une situation encore plus complexe. Comprenez-moi bien, la solitude n'est pas un état qui me fait peur ou que je rejette. Comme beaucoup j'ai autant besoin d'être entouré que de moments d'isolements pour me retrouver. Mais si je regarde en arrière, force est de constater que depuis plus de 20 ans j'ai toujours été accompagnée par des relations amoureuses... amoureux, mari, amants... la "solitude amoureuse" n'était plus pour moi qu'un concept de magazines féminins. Jusqu'à aujourd'hui.
Je ne suis pas sans amour voyez-vous... car, comme dit la chanson :" quand j'aime un jour j'aime pour toujours !!!!"
S'il y a bien une chose qui me caractérise (et qui interpelle la plupart du temps) c'est que je suis une éternelle amoureuse... je suis extrêmement fidèle (en amour comme en amitié d'ailleurs) simplement je ne suis pas "exclusive". L'amour unique, la moitié d'orange chère à Platon (bien que séduisante dans l'esprit et tout à fait respectable) n'est pas pour moi. Je l'ai compris un jour et je ne m'en cache plus. Pas toujours facile à vivre. Pas toujours accepté non plus.
Et là l'ironie de la vie (mais est-ce cela ?) me cloue dans mon bain. Je suis seule ! Aucune relation amoureuse à l'horizon, pas la moindre, nada!!!
Certes l'existence n'a pas toujours été tendre avec moi et à semée quelques séparations (rarement de mon fait) et surtout quelques cadavres autour de moi mais... est-ce uniquement les circonstances qui m'amènent à cet état de fait ? Je me pose la question.
Récemment deux personnes m'ont dit dans la même journée que j'étais un "Sphinx "et un "rocher sans prise" !!!!
Absurdités m'a tout de suite rassurée une très chère amie, "propos d'hommes en demande "à-t-elle renchérit... :o)
N'empêche... cela m'interpelle!!!!
La voix de Billie me happe et m'entraîne dans mes souvenirs... des larmes se mettent à couler sans pouvoir les stopper, sans le vouloir non plus, je m'abandonne à cette douce mélancolie.
Mes "hommes" défilent dans mon esprit, l'amour est toujours là, ils sont à jamais en moi-même s'ils ne sont plus ici.
Mais ce soir le lit est vide et les draps me semblent outrageusement froids. Je ressens ce petit agacement du côté du cœur qui me gène.
Et pour la première fois j'ai effectivement le sentiment d'être seule!!!!


Lamousmé

ps: j'espère que Mr Cabrel me pardonnera les emprunts que j'ai pu lui faire, et que mes éventuels lecteurs excuseront ce nouvel étalage impudique de mes cogitations intimes!!!
Le tableau est bien sur comme wictoria la fait très justement remarquer d'Edward Hopper!!!

Et pour en rajouter une couche je vous mets cette petite chanson en clin d'œil!!!


jeudi 8 mars 2007

LA femme

Parce qu'en cette journée spéciale , vous ne me comprendrez vraiment que si vous connaissez aussi cette scène...

mercredi 28 février 2007

De battre mon coeur s'est arrêté...

...depuis ce soir ,car j'ai enfin accepté l'idée que tu ne m'aimeras jamais comme je le désirais. Alors même si j'en crève, même si j'ai peur de ne jamais pouvoir cesser ses pleurs, même si les larmes creusent des sillons et que la glace me renvoie l'image de cet abandon, je sais bien que jamais je ne regretterais d'être morte un peu plus chaque jour depuis que je t'ai rencontré. Et tant pis si cela fait vieux cliché.
Tu me voulais soumise je ne suis plus que résignée...




"Ophélie " Millais

lundi 26 février 2007

Au boxon...



Si vous entrez chez moi vous remarquerez deux choses essentielles et indéfectibles de ma personnalité : le "foutoir" et la couleur orange!!!
Mon intérieur ne pouvait donc pas en être exempt...
Lors de l'emménagement du nouvel appartement (voir épisode
précédent)l'absence totale de meubles et de bibelots bien qu'appréciable pour un déménagement me glace le sang. Heureusement l'ancienne locataire (une vieille dame morte quelques temps plus tôt) avait eu le goût exquis de tapisser toute l'entrée et le couloir d'un papier peint fort voyant dans les rouges et orangers qui me fit sentir immédiatement chez moi!!! Restait à refaire le salon et les chambres (moins heureux dans le choix des tapisseries). Bleu pour Mr Bouch' (évidemment) mordoré pour Lamousmé et crème pour le salon!!! Quelques meubles marrons années 50 récupérés de mes grands-parents finirent de donner le ton au futur salon...
Après toutes les émotions et quelques batailles avec les assurances et entreprises de réfection de l'ancien appartement (qui était en passe d'être vendu au moment du sinistre) nous finîmes par toucher quelques sous pour nous remeubler mais l'envie n'y était plus...
Jusqu'à ce que lors d'un séjour (comme toujours ressourçant) à Cabourg, je tombe en arrêt devant la vitrine d'une galerie de peinture ou un tableau me faisait visiblement de l'œil!!!! Une fois, deux fois, dix fois je passe devant m'extasiant toujours sur la peinture sans plus d'idée derrière la tête... mes très chers parents fins psychologues à leurs heures perdus me poussant à franchir le pas, je pénétrais dans la galerie où une femme relativement âgée me renseigna sur le prix. Un peu cher (forcément quand on n’a rien) mais pas inabordable. Une folie à faire me dit ma mère!!
Même Mr Bouch' approuvait sans réserve. Et puis ce titre..."Au boxon"... cette représentation d'un bordel fin de siècle avec ses putains rousses, ses poètes sosies de mon Rimbaud attablés devant une bouteille d'absinthe alors qu'en arrière cour se tient une séance de cinématographe pornographique...
La galeriste elle-même me pousse (vous me direz c'est son rôle) à acheter cette peinture qu'elle dit faite pour moi!!! Et là elle m'annonce qu'une autre personne est dessus (une femme aussi) mais elle m'avoue préférer que ce soit moi qui l'achète... allant jusqu'à me faire un rabais pour me convaincre. Excellente tacticienne commerciale ou pas (je ne le saurais jamais mais la galerie depuis à fermer ses portes) elle finit de me convaincre d'acquérir la toile!!! Le jour de l'achat elle téléphone même au peintre devant nous pour lui annoncer que "la personne parfaite" (sic) à acheter ce tableau (et lui détaille avec abondance ma rousseur, ma jeunesse et le "flash évident" qu'elle à eu du lien entre moi et la peinture!!!!
"Le boxon" trône désormais dans mon salon, des voilages rouge orangé, quelques meubles asiatiques acajous, un piano et une lampe tiffany achèvent de donner sa teinte à notre intérieur...et des livres des milliers de livres...des bibelots à nouveau entassés depuis 4 ans réimpriment ma marque (orange et bordélique) à ce nouveau "chez nous".

" Au Boxon " D. Lainé

Par ailleurs ce tableau m'a toujours fait penser à ce poème de Paul Verlaine,

Hombres. Œuvres libres.

À la Princesse Roukhine

C'est une laide de Boucher

Sans poudre dans sa chevelure,

Follement blonde et d'une allure

Vénuste à tous nous débaucher.

Mais je la crois mienne entre tous,

Cette crinière tant baisée,

Cette cascatelle embrasée

Qui m'allume par tous les bouts.

Elle est à moi bien plus encor

Comme une flamboyante enceinte

Aux entours de la porte sainte,

L'aime, la divine toison d'or !

Et qui pourrait dire ce corps

Sinon moi, son chantre et son prêtre,

Et son esclave humble et son maître

Qui s'en damnerait sans remords,

Son cher corps rare, harmonieux,

Suave, blanc comme une rose

Blanche, blanc de lait pur, et rose

Comme un lys sous de pourpres cieux ?

Cuisses belles, seins redressants,

Le dos, les reins, le ventre, fête

Pour les yeux et les mains en quête

Et pour la bouche et tous les sens ?

Mignonne, allons voir si ton lit

À toujours sous le rideau rouge

L'oreiller sorcier qui tant bouge

Et les draps fous. 0 vers ton lit !