jeudi 30 décembre 2010

Entre vous deux mon coeur...

...entre vous deux mon coeur balance...j'ai de la chance..." (Michel Legrand)

Il est amusant de voir comme en ces périodes de bilans, la vie peut faire résonance.
Cette chanson a beaucoup hanté ma jeunesse et a placé, de fait, ce film de mon cher Jacques Demy , dans le haut du panthéon de mes fantômes.
Parking n'est pas un bon film, j'en conviens aisément mais je garde pour lui une tendresse particulière,comme le fruit de mes erreurs passées du reste.
Cette nuit, j'ai eu l'envie irrépressible de le voir.
Rien n'a changé
Ai-je changé?
Difficile de le dire...trop tôt aussi sans doute....
 
Pour l'instant je me laisse porter...et je vous invite à en faire de même pour finir en beauté cette année 2010.



J'aime les tragédies c'est certain.

Pire , je suis une tragédienne!
Et William est mon maître absolu...
J'en veux pour preuve  le titre du prochain billet que je vous/nous réserve pour bien entrer dans la nouvelle année...(attention trailer comme on dit par chez moi...^^) : To be or not to be...a coward!!!!!


Lamousmé

dimanche 12 décembre 2010

Un peu de Yeats dans ce monde de brutes...

Parce que l'on revient toujours à ses premiers amours.... et en attendant d'autres billets...(oui oui vous avez bien lus !!! ^^ )



Never give all the Heart
(W.B. Yeats)


Never give all the heart, for love
Will hardly seem worth thinking of
To passionate women if it seem
Certain, and they never dream
That it fades out from kiss to kiss;
For everything that's lovely is
But a brief, dreamy, kind delight.
O never give the heart outright,
For they, for all smooth lips can say,
Have given their hearts up to the play.
And who could play it well enough
If deaf and dumb and blind with love?
He that made this knows all the cost,
For he gave all his heart and lost.





et en bonus ce petit "cadeau" de ma
bichette (à qui je promets de ne pas passer toutes mes nuits à pleurer...si je peux ;o) )






Lamousmé

jeudi 2 décembre 2010

Mes amis, mes amours, mes emmerdes...

William Blake "Le tourbillon de l amour."





Revenir ici, je n'y croyais plus.


L' avantage et la grande force de l 'écrit, bien qu'il soit d'une banalité affligeante de le dire, réside dans sa durée, son ancrage dans le temps.
Bien plus tard, on peut ainsi, se replonger dans son histoire, dans ses pensées, ses émotions.
L ' importance d'une telle confrontation est d'autant plus présente et souhaitable, quand on traverse, comme moi présentement, de grandes turbulences dans une vie, certes rarement tranquille, mais néanmoins toujours pleine de surprise...
Ecrire m'est toujours aussi douloureux et cependant viscéralement nécessaire pour comprendre les tourments qui m'agitent.
"Poser les mots sur les maux," formule là encore d'une navrante facilité ,mais qui résume si bien mon état d'esprit actuel.


Je ne peux , hélas , que déplorer mon manque de talent littéraire et envier les "élus" qui savent si bien manier la langue.
Dieu sait pourtant que si j 'écrivais aussi brillamment que je traverse intensément cette vie, ma plume serait des plus brillante!!!
Malheureusement je dois, et vous avec, me contenter de moi.


De mon ressentit. Brut de décoffrage.
Qu'il est difficile de se croire forte et "droite" et de se révéler, à la première petite bourrasque d'une couardise insoupçonnée.
Certes la vie ne m'a pas exempté d''épreuves , pourtant je n'avais pas conscience d'avoir, à ce point, tenté de me construire une carapace (armure qui se révélera bien fragile en définitive) pour protéger ce "p'tit coeur tout mou" dont je me plais à moquer, quand ce n'est pas carrément nier, l'existence...
Une amie très chère me déclara un jour que mon problème venait du fait que j 'aimais trop les gens, que je leur accordais une trop grande importance, ce qui du coup , me rendait sans doute bien trop exigeante...et par là même , fragile.
Je veux bien croire qu 'elle a raison.


L 'explication trouvant sans doute sa source dans ma propre auto-dépréciation. Toute la question serait alors de savoir si l'on peut vraiment aimer les autres quand on ne s'aime pas soi-même ...
Mais je me garderais bien d'avancer le moindre argumentaire sur un sujet aussi "psycho-philosophique" !!! :oD
Cependant, il est clair que cette question mériterait d'être posée, bien qu'aujourd'hui une autre m' obsède plus encore . Probablement la plus simple qu 'il soit, bien que la plus inexplicable: pourquoi aime-t-on?
Une interrogation qui en vérité en cache une autre, plus douloureuse: pourquoi ses échecs sentimentaux? Ai-je fais de mauvais choix?
Rien ne m 'est plus intolérable que de voir sombrer mes relations, quelles soient , amicales ou amoureuses d'ailleurs.
Je ne renie rien. Jamais.
Je ne regrette pas non plus. Toutefois, force est de constater que ces derniers temps, les déceptions se sont accumulées sur les deux plans.


En suis je la cause? la seule responsable?
Ma soif d'aimer et d'être aimer est-elle si intarissable qu'elle me rend, effectivement trop exigeante , et donc immanquablement insatisfaite?
Possible.Probable même.
La trouille ...
La peur de souffrir est certainement aussi une autre raison à ses échecs... je commence seulement à le comprendre.
Il aura suffit d'un dîner, d'un inconnu, pour me retrouver face à cette cruelle vérité.
Tomber amoureuse...
Encore me dirait-on... et pourtant d'une manière tellement différente de tout ce que j 'ai pu vivre jusqu'ici...
Bien sur au début il y a juste l'attirance, mais quand elle est autant physique qu'intellectuelle,très vite cela donne le vertige.
Avoir envie de quelqu'un, de lui parler, de tout connaitre de lui , de se dévoiler entièrement à lui, de l 'aimer et de faire en sorte qu'il vous aime, c'est attendre beaucoup de cette personne.
C'est comme un désir brûlant, un caprice d'enfant qui voudrait ce superbe jouet là tout de suite maintenant. C'est aussi trembler à l idée qu 'en face la réaction ne soit pas identique immédiate, et qu'on ne soit pas capable de le supporter.
Je me croyais forte, certaine de mes choix de vie et donc honnête et inébranlable...
Mais le désir rend maladroit, l'émotion fait perdre le contrôle et la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir s'y prendre m'a rendu fébrile et m'a ,littéralement ,fait saborder la soirée.
Pire ,mon engouement était tellement fort qu'il m'avait fait anticiper, voir extrapoler ce rendez-vous , et au final, submergée par l 'émotion et la trouille que je sentais monter en moi, j'ai laissé s'installer une sorte de méprise.
A trop vouloir plaire, j'ai tout fais pour lui déplaire.
Or plus on calcule parce qu’on manque de confiance en soi, plus on s’égare et plus on risque de créer des malentendus.
A croire qu' intuitivement je percevais la grandeur de l'enjeu et du fiasco.
Aujourd'hui ma merveilleuse forteresse s'est écroulée comme un vulgaire château de carte, face à un simple sourire, toutes mes certitudes ont volées en éclat et je me retrouve totalement perdue.




Lamousmé

lundi 23 août 2010

Lorsque les vieux démons ressurgissent...



... les anciennes ritournelles hantent mon esprit...




MUCHA




"J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris ma peur
Mon manque d'amour
J'écris du coeur
Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers
Et contre tous
C'est toujours l'enfer
Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissée
Ecrire, c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé "

...





"Moi j'écris sur ce qui me blesse
La liste des forces qu'il me reste
Mes kilomètres de vie manquée
De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune
Dans la nuit, je trempe ma plume
J'écris l'abcès
J'écris l'absent
J'écris la pluie
Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas
Sur les murs, j'écris sur les toits
Ecrire, c'est toujours revenir
A ceux qui nous ont fait partir "

...




"J'écris quand j'ai mal aux autres
Quand ma peine ressemble à la vôtre
Quand le monde me fait le gros dos
Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile
Ça me paraît moins difficile
De dire à tous plutôt qu'à un
Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà
Pour écrire " ne me quitte pas "
Qu'ils ne vivent plus sous le même toit
Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va"


Sur Toi




Merci Zazie je n'aurai pas su écrire mieux...à croire que j'ai encore des choses à faire ici...



Lamousmé

mercredi 25 mars 2009

Mieux vaut en rire.

Plutôt que de me laisser envahir par un sentiment de dévastation totale, je tente l'auto-dérision...




Merci à Arthur De Pins , seul homme en mesure de me faire encore un peu sourire actuellement sur un sujet plus que douloureux pour moi !!!


Lamousmé

mardi 10 mars 2009

Message subliMinable

Ca

On oublie les adresses
Comme les gens qui nous blessent
On oublie sans cesse
Les jours d'anniversaires et nos clefs,les repères, on les perd
On oubliera les chaines de nos vies qui se trainent
On oublie quand même
Mais il est une chose à laquelle nous resterons fidèle

Les yeux,la voix,les mains,les mots d'amour ca reste là
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour ca reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ca ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ca
On oublie pas

J'oublierai ce mois d'aout où j'ai dû faire la route sans toi
Sans doute
J'oublierai ma defaite et le rêve qui s'arrete
J'oublierai peut-être
Mais j'y pense encore quelques fois et ca ne s'explique pas
S'explique pas

Tes yeux,ta voix,tes mains sur moi toujours ca reste là
Le jour et l'heure,ta peau,l'odeur,l'amour ca reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ca ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ca
Je n'oublie pas


Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour ca reste là
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublie pas
Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour
Ca reste là
On oublie pas

Ca s'oublie pas
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublie pas
Ca ne s'oublie pas

Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour
Ca reste là
On oublie pas
Je t'oublie pas

Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublies pas
Je ne t'oublierais jamais

Zazie

dimanche 1 mars 2009

Demander la lune...



Edward Robert Hugues "The Weary Moon"





"Je ne peux vivre sans avoir quelqu'un à aimer" disait Lord Byron...

Et sans être aimé ? La vie vaut-elle d'être vécue...

Oui je sais la question est violente, récurrente (sur ce boudoir) et en partie inexacte me direz-vous (ton fils ,ta famille, tes amis....).
Pourtant elle ne cesse de tourner dans ma tête ces derniers temps!!!
N'y voyez aucun signe avant coureur d'une quelconque envie suicidaire rassurez-vous.
Juste une interrogation.

Je vais mal.
La preuve: je reste plongée des heures dans les préraphaélites et les romantiques... c'est un très mauvais signe d'après ma mère!!!!! :o)

Je sais que je dois dompter cette impatience qui me ronge.
Je dois apprendre à vivre autrement qu'au travers du regard des autres (en particulier celui d'amoureux).
Je me rêve "romantique absolue" et me découvre "sous contrôle".
J'ai peur aussi.
Surtout devrais je dire !!!
Je n'ai jamais passé totalement sereinement un anniversaire...mais celui qui s'annonce cette semaine m'approche un peu plus encore de cette fameuse date fatidique de "fin de consommation" qui m'obsède ses derniers temps.
Mon psy aura beau dire qu'il me reste quelques années...que je mélange tout (ce qui est vrai!!!) je ne peux m'empêcher de "ruminer" mes derniers plantages sentimentaux.

Pour l'un , à ma grande surprise, il m'est relativement facile de suivre le mouvement général et de tout mettre sur le dos de ce "connard"et de n'éprouver que le regret d'être tombé amoureuse (et donc aveuglée) par un homme finalement si méprisant. Lequel mépris m'ayant finalement sauter au yeux (et donc ouvert les portes de la liberté) dans un mail mémorable!!!!
Que voulez vous on peut, éventuellement, me rabaisser au rang de vulgaire objet sexuel , mais me rabaisser intellectuellement à une caissière de supermarché du livre aura eu raison de mon (finalement) ego!!!!

Pour l'autre...
Il est toujours plus difficile d'en vouloir à un homme bien. Même si celui-ci à le mauvais goût de ne pas m'aimer!!!(apres tout il est loin d'être le seul) ;o)
Alors quand en plus le manque de nos ébats rends mes nuits cauchemardesques...
J'avais toujours entendu dire que la libido féminine était à son pic autour des 35 -40 ans...
Je ne sais pas pour les autres, mais je dois bien avouer que pour moi, qui me suis découverte une sexualité épanouie assez tard, le vide est encore plus grand.
Bien sur je pourrais aller assouvir facilement mes envies, mais je sais combien une telle alchimie ne se retrouve pas à tous les coins de rue.

Alors oui je veux, l'amour, le respect, l'alchimie, la sexualité, la passion, la complicité intellectuelle et affective, la liberté etc etc...

Qui à dit que je demandais la lune?????


Lamousmé

"L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le
vent éteint les bougies et allume le feu. "

La Rochefoucauld

dimanche 18 janvier 2009

Femme à lunettes...


..."tempête sous la couette" dit le dicton (et encore je vous passe l'affreux "femme à quequette"!!!).

L'ironie de la vie veut que ce soit précisément en ce temps de "disette sexuelle" pour moi que j'intègre cette belle et grande famille de "binoclardes".
Certes mes nouveau yeux me confortent encore plus dans l'aspect d'une "véritable et respectable" libraire ( d'autant que j'ai bien évidemment poussé le vice jusqu'à choisir des montures violettes pour m'harmoniser au maximum avec Neverland) mais j'avoue douter,contrairement à Franck Evrard du véritable potentiel "érotique des lunettes" sur ma personne...





A vrai dire, mon choix s'étant porté sur les plus discrètes possible, peu de gens se sont rendu compte, dans un premier temps que j'en portais!!

Le plus troublant , si j'ose dire, c'est précisément de ne plus vivre dans ce "trouble" ce flou artistique qui progressivement m'avait enveloppé sans que j'y prenne garde. Effectivement on peut voir très clair!!!!! Mais finalement ma myopie (puisqu'il s'agit de cela) ne m'avait jamais vraiment empêché de vivre , tout au plus avait-elle formée une sorte de halo protecteur que mes bonnes résolutions pour 2009 viennent de dissiper brutalement. Il parait que certains se sentent protégés derrière leurs lunettes...j'avoue que c'est l'effet inverse qui se produit chez moi: tant de clarté ,de netteté , me déstabilise. Alors évidemment je tente de compenser encore plus cette trouille , cette impuissance, cette dévalorisation de moi-même que je sens monter en puissance dans tout mon être.

Ajouter à cela une bonne dose de méthode Coué et de volontarisme à tout crin pour ne pas être submergé par la morosité ambiante, et voilà que mon entourage me trouve ...lumineuse!!!!

Rien que ça!!!

A croire que plus j'ai le sentiment de sombrer intérieurement, moins cela se voit physiquement.

Je refuse de me laisser couler. Plus encore, je ne veux pas être un fardeau pour les autres, à me lamenter sur ma "pauvre vie".
Alors oui, je vais bien, ne vous en faites pas...^^


Permettez juste que j'utilise ce lieu pour parfois m'épancher encore un peu sur les tourments qui hantent mes nuits et ne me les font vraiment pas paraître plus belles que mes jours...

Ironiquement, on peu dire que le fameux dicton cité plus haut colle parfaitement, malgré mon tout nouveau célibat.
Dieu sait que mes nuits sont effectivement fortement agités de "tempêtes sous la couette" ces derniers temps.
J'ignore qu'elles explications donner aux rêves érotiques qui agitent mon sommeil toutes les nuits, toujours est-il qu'ils me semblent être de plus en plus violents et que certains bleus laissé sur ma peau , tout comme la sueur qui me retrouve trempée au matin me perturbe. Manifestation d'un manque, d'une frustration sexuelle? Probablement. D'autant que mes premiers rêves étaient clairement des "répétitions" d'ébats déjà vécus.
Pourtant, petit à petit, je me souviens de moins en moins au matin de la teneur exacte de leurs contenus à part une impression grandissante de violence, et de tumulte qui m'agite.
C'est bien simple , j'ai l' impression de "bouillir", le sentiment qu'une fièvre volcanique sommeille en moi le jour, et se trouve libérée la nuit à mon insu.
Je me fais l 'effet d'un soleil.
Plus il brille à l'extérieur, plus il brûle intérieurement.
Espérons juste que je n'imploserai pas.


"Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour
être réprimé."

William Blake

lundi 5 janvier 2009

Ca fait mal, de vivre sans toi...*


(Alexandre Seon )


La vie est ainsi faite qu'elle sème sur nos routes de petits cailloux pour nous, pauvres petits Poucet, prêts à se perdre dans nos forêts de douleurs.

C'est pourquoi il ne sera pas dit que l' année 2009 deviendra une pale copie de 2008, 2007 ,2006... dans mes transports amoureux!

J'avance , cela est certain...au delà même de ce que j'imaginais pouvoir le faire.

Un nouvel état d'esprit m'anime, et après avoir encaissé un premier mur je me suis décidé à affronter le second courageusement et le plus loyalement possible.

Sans doute peu de gens le comprendront mais je me crois très lucide sur cette passion destructrice que je vis depuis plus de quatre ans et que je sais nécessaire de tuer une bonne fois pour toute. Malheureusement, comme le dit si bien le dicton, "le coeur a ses raisons que la raison ignore..." et il me faudra encore certainement beaucoup de temps pour "digérer" cette "histoire sans fin..."

Pourtant la vie poursuit son petit bonhomme de chemin, mettant sur ma route des rencontres plus ou moins réussies, plus ou moins abouties qui façonnent chacune à leur manière mon futur (amoureux ou non d'ailleurs).

La dernière en date fut indéniablement la plus décisive.

Elle me redonna un semblant de regard positif sur mon image et
me ramena en ces lieux de la manière la plus agréable qui soit.
Moi qui me consumais pour une passion stérile depuis bien trop longtemps, sans laisser de chance à mes autres histoires de s'épanouir comme elles le méritaient, je m'étais peu à peu retrancher dans une haute tour solitaire , telle une héroïne de conte de fée attendant le prince charmant à sa rescousse!!!!!
L'ambiguïté ne m'ayant jamais fais peur ,Mata Hari version belle au bois dormant c'était tout moi!!!!
Vous vous en doutez, une telle "princesse" ne peux rencontrer un simple prince charmant.
Je doutes d'ailleurs que si, tel eu été le "prince", je ne lui aurais pas même accordé un regard!!!! ;o)

Je ne lui donnerais pas de nom. J'en suis incapable aujourd'hui.
Sachez cependant que le terme "miroir" s'est souvent échappé de nos conversations.
Je l'aime , fut la seule évidence qui s'est rapidement imposée à mon esprit et à mon coeur . D'une manière très différente et bien moins "passionnée" que "l' Autre".... mais difficile de dire moins profonde, seul le temps pourrait (peut-etre) répondre à cette question.
Peu importe en fait, le "sauveur" s'avérait être autant à "sauver" que la "princesse"...
Une belle rencontre de "deux âmes brisées" en quelques sortes!

Cette rencontre fut salutaire pour moi.
Il m'a redonner l'envie de me battre, de me chercher, d'avancer. De croire à nouveau en mon idéal amoureux de fidélité non exclusive, sans me laisser abattre par la médiocrité et (finalement) le mensonge d"un "théoricien" incapable d'appliquer sa propre philosophie...
Il m'a réapprit aussi à faire confiance. C'est incroyable ce que la confiance en l'autre permet de lâcher prise...
J'ai à nouveau fait l 'amour, au lieu de baiser(de me faire baiser je devrais même dire!! )
et Dieu que j'ai aimé ça!!!!!!!!!!!!
J'ai été emporté par sa dualité , toute cette violence contenue tournée contre lui-même et en même temps cette grande douceur, cette attention qu'il était capable de me porter.
J'ai adorer passer des heures à l'écouter me parler musique ou autre, simplement sans étalage pompeux, loin très loin d'un donneur de leçon toujours prêt à impressionner...

Et puis fatalement ma route m' a fait emprunter le chemin scabreux de la "mise au point".
Ni ma tête ni mon coeur ne supportaient plus désormais l' inadéquation entre un discours et des actes.
L'Autre prétendait m'aimer mais se comportait comme le pire des sagouins j'avais donc, enfin décidé de rompre définitivement.
Je l'ai donc mis lui aussi face à ce que j'estimais une "incohérence" pour le moins : il refusait de parler de sentiments alors qu'il agissait comme quelqu'un qui en avait. Simple gentillesse me répondit-il. Contrairement à moi il ne se sentait pas capable d'avoir le moindre sentiments , pour qui que se soit. Rien de personnel dirigé contre moi.
Que vous le croyiez ou non je sais qu'il ne me raconte pas d'histoire, lui.
J'ai foi en lui.
Je sais qu'il doit ,de son côté avancer. Qu'il a besoin d être libre pour ça. En d'autre temps j'aurais peut être eu la force d'être à ses côtés , en retrait, à l'attendre sans être un fardeau pour lui.
Aujourd'hui je suis trop fragile pour ne pas mal prendre son "rejet" et ne pas finir par lui en vouloir .Le lui reprocher.
Je l'aime.
Alors le peu de force qui me reste je l'ai pris pour me retirer, doucement, sur la pointe des pieds presque, pour ne surtout pas être celle qui lui fera du mal un jour.

Bien sur je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour...sous de meilleurs auspices**...
Mais en attendant je me passe en boucle cette chanson du CD de Christophe Maé que Mr Bouch' avait réclamé pour Noël à son paternel, en ne cessant de m'étonner sur ses "signaux" que la vie aime à nous donner parfois...

Ça fait mal...de vivre sans toi...elle a mal...tu ne t'imagine même
pas...

Dans son regard je voyais ...que tu faisais d'elle un conte de fées...Sur
toi elle se reposait...
Son sourire appelle au secours, il est sans amour...

*

Découvrez Christophe Maé!
** merci cathe!!!! :o)

lundi 1 décembre 2008

Amoureux ...


Il m'a dit ça aujourd'hui. Beau, serein, sur ce quai de métro. Je savais bien que ma vie allait forcément basculée un jour prochain, poussé par un psy opiniâtre qui me pressait de "faire le forcing" et de pousser cette histoire jusqu'à ses limites. J'avais trop tergiversé, trop douté, et mû probablement par cette trouille toujours omniprésente j'avançais d'un pas pour reculer de deux sans vraiment aller jusqu'au bout de mes envies (les connaissais-je vraiment ?) et de mes questions...
Je me devais d'y mettre un terme d'une manière ou d'une autre. Avancer , le seul credo de la "faculté de médecine", devenait le refrain préféré de mon entourage.
Quitte à me prendre ce fameux mur tant redouté!!!
Alors j'y suis allée, la fleur au fusil, le coeur au bord des lèvres, sans préjugé de rien.
Doucement j'ai repris contact, et la vie a fait le reste...coïncidence de calendrier nous nous sommes retrouvés aujourd'hui dans un lieu hautement symbolique (le salon du livre) par une journée spéciale (l'anniversaire de Neverland). Je ne m'attendais à rien de particulier juste "renouer" un peu histoire de voir la suite...

"Je suis amoureux". Il m'a dit ça avec un grand sourire , pendant que le sol se dérobait sous mes pas et que stoïque j'encaissais le "mur" que je n'avais même pas vu arriver, moi si pessimiste pourtant!!! De quoi en rire vraiment!!!

Ah bien sur, de suite il s'est rattrapé..."je t'aime aussi évidemment"...

Que répondre? Que moi aussi je suis amoureuse d'un autre et que cela n'est pas bien grave entre nous, cela ayant toujours fait partie de notre conception de l'amour...

A un détail près, ce livre qu'il avait dans la main...pour lui offrir.
A bien y repenser il ne m'a jamais rien offert .
Il n'a jamais dit non plus qu'il était amoureux de moi. Il ne m'a jamais parlé comme il lui à parlé au téléphone.
Pire...pour la première fois ou j'évoquais la volonté d'un autre enfant , il n'a même pas rebondi sur le sujet comme à chaque fois!!!!

Problème de timming m' ont suggéré certains...je ne crois pas.

Il m'aime ,oui je veux bien le croire, à sa façon, mais sans "me supporter plus d'une heure"(dixit sur ce même quai de métro!!)
Disons qu'il "m'apprécie" (même si je sais pertinemment qu'il abhorrerait cette expression).
Les hommes sont lâches et inconstant selon lui.
Je l'aime, je ne le rangerais donc pas à son tour dans cette catégorisation peu flatteuse de ses semblables.
Je suis heureuse pour lui. Il avait vraiment l'air bien.

J'avance donc...

Les larmes qui roulaient sur mes joues dans le RER, sans que je puisse les arrêter n 'y changeront rien. La conscience aiguë et soudaine de cette envie d'un enfant qui ne verra jamais le jour m' a rattrapé et le voile s'est déchiré dans mon esprit embrumé.

Me reste à faire le deuil.

La mission du psy à porté ses fruits plus vite que prévu...


J'avance.
Debout.
Fragile.
Mais finalement encore vivante.
Me reste juste à ne pas trébucher...







détail d'Ophélie de J. E. Millais


"La rivière suit toujours son cours,
Entre deux rives couvertes d'herbe,
Les voix de mille oiseaux
Qui résonnent dans ma tête
M'emporteront
vers un rêve encore plus triste,
Lorsque ce triste rêve sera terminé. "


Elizabeth Siddal