mercredi 25 mars 2009

Mieux vaut en rire.

Plutôt que de me laisser envahir par un sentiment de dévastation totale, je tente l'auto-dérision...




Merci à Arthur De Pins , seul homme en mesure de me faire encore un peu sourire actuellement sur un sujet plus que douloureux pour moi !!!


Lamousmé

mardi 10 mars 2009

Message subliMinable

Ca

On oublie les adresses
Comme les gens qui nous blessent
On oublie sans cesse
Les jours d'anniversaires et nos clefs,les repères, on les perd
On oubliera les chaines de nos vies qui se trainent
On oublie quand même
Mais il est une chose à laquelle nous resterons fidèle

Les yeux,la voix,les mains,les mots d'amour ca reste là
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour ca reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ca ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ca
On oublie pas

J'oublierai ce mois d'aout où j'ai dû faire la route sans toi
Sans doute
J'oublierai ma defaite et le rêve qui s'arrete
J'oublierai peut-être
Mais j'y pense encore quelques fois et ca ne s'explique pas
S'explique pas

Tes yeux,ta voix,tes mains sur moi toujours ca reste là
Le jour et l'heure,ta peau,l'odeur,l'amour ca reste là
C'est fort encore
C'est mort d'accord
Mais ca ne s'oublie pas
Ne s'oublie pas, ca
Je n'oublie pas


Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour ca reste là
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublie pas
Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour
Ca reste là
On oublie pas

Ca s'oublie pas
Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublie pas
Ca ne s'oublie pas

Les yeux,la voix,tes mains sur moi,les mots d'amour
Ca reste là
On oublie pas
Je t'oublie pas

Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour c'est là
On oublies pas
Je ne t'oublierais jamais

Zazie

dimanche 1 mars 2009

Demander la lune...



Edward Robert Hugues "The Weary Moon"





"Je ne peux vivre sans avoir quelqu'un à aimer" disait Lord Byron...

Et sans être aimé ? La vie vaut-elle d'être vécue...

Oui je sais la question est violente, récurrente (sur ce boudoir) et en partie inexacte me direz-vous (ton fils ,ta famille, tes amis....).
Pourtant elle ne cesse de tourner dans ma tête ces derniers temps!!!
N'y voyez aucun signe avant coureur d'une quelconque envie suicidaire rassurez-vous.
Juste une interrogation.

Je vais mal.
La preuve: je reste plongée des heures dans les préraphaélites et les romantiques... c'est un très mauvais signe d'après ma mère!!!!! :o)

Je sais que je dois dompter cette impatience qui me ronge.
Je dois apprendre à vivre autrement qu'au travers du regard des autres (en particulier celui d'amoureux).
Je me rêve "romantique absolue" et me découvre "sous contrôle".
J'ai peur aussi.
Surtout devrais je dire !!!
Je n'ai jamais passé totalement sereinement un anniversaire...mais celui qui s'annonce cette semaine m'approche un peu plus encore de cette fameuse date fatidique de "fin de consommation" qui m'obsède ses derniers temps.
Mon psy aura beau dire qu'il me reste quelques années...que je mélange tout (ce qui est vrai!!!) je ne peux m'empêcher de "ruminer" mes derniers plantages sentimentaux.

Pour l'un , à ma grande surprise, il m'est relativement facile de suivre le mouvement général et de tout mettre sur le dos de ce "connard"et de n'éprouver que le regret d'être tombé amoureuse (et donc aveuglée) par un homme finalement si méprisant. Lequel mépris m'ayant finalement sauter au yeux (et donc ouvert les portes de la liberté) dans un mail mémorable!!!!
Que voulez vous on peut, éventuellement, me rabaisser au rang de vulgaire objet sexuel , mais me rabaisser intellectuellement à une caissière de supermarché du livre aura eu raison de mon (finalement) ego!!!!

Pour l'autre...
Il est toujours plus difficile d'en vouloir à un homme bien. Même si celui-ci à le mauvais goût de ne pas m'aimer!!!(apres tout il est loin d'être le seul) ;o)
Alors quand en plus le manque de nos ébats rends mes nuits cauchemardesques...
J'avais toujours entendu dire que la libido féminine était à son pic autour des 35 -40 ans...
Je ne sais pas pour les autres, mais je dois bien avouer que pour moi, qui me suis découverte une sexualité épanouie assez tard, le vide est encore plus grand.
Bien sur je pourrais aller assouvir facilement mes envies, mais je sais combien une telle alchimie ne se retrouve pas à tous les coins de rue.

Alors oui je veux, l'amour, le respect, l'alchimie, la sexualité, la passion, la complicité intellectuelle et affective, la liberté etc etc...

Qui à dit que je demandais la lune?????


Lamousmé

"L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le
vent éteint les bougies et allume le feu. "

La Rochefoucauld

dimanche 18 janvier 2009

Femme à lunettes...


..."tempête sous la couette" dit le dicton (et encore je vous passe l'affreux "femme à quequette"!!!).

L'ironie de la vie veut que ce soit précisément en ce temps de "disette sexuelle" pour moi que j'intègre cette belle et grande famille de "binoclardes".
Certes mes nouveau yeux me confortent encore plus dans l'aspect d'une "véritable et respectable" libraire ( d'autant que j'ai bien évidemment poussé le vice jusqu'à choisir des montures violettes pour m'harmoniser au maximum avec Neverland) mais j'avoue douter,contrairement à Franck Evrard du véritable potentiel "érotique des lunettes" sur ma personne...





A vrai dire, mon choix s'étant porté sur les plus discrètes possible, peu de gens se sont rendu compte, dans un premier temps que j'en portais!!

Le plus troublant , si j'ose dire, c'est précisément de ne plus vivre dans ce "trouble" ce flou artistique qui progressivement m'avait enveloppé sans que j'y prenne garde. Effectivement on peut voir très clair!!!!! Mais finalement ma myopie (puisqu'il s'agit de cela) ne m'avait jamais vraiment empêché de vivre , tout au plus avait-elle formée une sorte de halo protecteur que mes bonnes résolutions pour 2009 viennent de dissiper brutalement. Il parait que certains se sentent protégés derrière leurs lunettes...j'avoue que c'est l'effet inverse qui se produit chez moi: tant de clarté ,de netteté , me déstabilise. Alors évidemment je tente de compenser encore plus cette trouille , cette impuissance, cette dévalorisation de moi-même que je sens monter en puissance dans tout mon être.

Ajouter à cela une bonne dose de méthode Coué et de volontarisme à tout crin pour ne pas être submergé par la morosité ambiante, et voilà que mon entourage me trouve ...lumineuse!!!!

Rien que ça!!!

A croire que plus j'ai le sentiment de sombrer intérieurement, moins cela se voit physiquement.

Je refuse de me laisser couler. Plus encore, je ne veux pas être un fardeau pour les autres, à me lamenter sur ma "pauvre vie".
Alors oui, je vais bien, ne vous en faites pas...^^


Permettez juste que j'utilise ce lieu pour parfois m'épancher encore un peu sur les tourments qui hantent mes nuits et ne me les font vraiment pas paraître plus belles que mes jours...

Ironiquement, on peu dire que le fameux dicton cité plus haut colle parfaitement, malgré mon tout nouveau célibat.
Dieu sait que mes nuits sont effectivement fortement agités de "tempêtes sous la couette" ces derniers temps.
J'ignore qu'elles explications donner aux rêves érotiques qui agitent mon sommeil toutes les nuits, toujours est-il qu'ils me semblent être de plus en plus violents et que certains bleus laissé sur ma peau , tout comme la sueur qui me retrouve trempée au matin me perturbe. Manifestation d'un manque, d'une frustration sexuelle? Probablement. D'autant que mes premiers rêves étaient clairement des "répétitions" d'ébats déjà vécus.
Pourtant, petit à petit, je me souviens de moins en moins au matin de la teneur exacte de leurs contenus à part une impression grandissante de violence, et de tumulte qui m'agite.
C'est bien simple , j'ai l' impression de "bouillir", le sentiment qu'une fièvre volcanique sommeille en moi le jour, et se trouve libérée la nuit à mon insu.
Je me fais l 'effet d'un soleil.
Plus il brille à l'extérieur, plus il brûle intérieurement.
Espérons juste que je n'imploserai pas.


"Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour
être réprimé."

William Blake

lundi 5 janvier 2009

Ca fait mal, de vivre sans toi...*


(Alexandre Seon )


La vie est ainsi faite qu'elle sème sur nos routes de petits cailloux pour nous, pauvres petits Poucet, prêts à se perdre dans nos forêts de douleurs.

C'est pourquoi il ne sera pas dit que l' année 2009 deviendra une pale copie de 2008, 2007 ,2006... dans mes transports amoureux!

J'avance , cela est certain...au delà même de ce que j'imaginais pouvoir le faire.

Un nouvel état d'esprit m'anime, et après avoir encaissé un premier mur je me suis décidé à affronter le second courageusement et le plus loyalement possible.

Sans doute peu de gens le comprendront mais je me crois très lucide sur cette passion destructrice que je vis depuis plus de quatre ans et que je sais nécessaire de tuer une bonne fois pour toute. Malheureusement, comme le dit si bien le dicton, "le coeur a ses raisons que la raison ignore..." et il me faudra encore certainement beaucoup de temps pour "digérer" cette "histoire sans fin..."

Pourtant la vie poursuit son petit bonhomme de chemin, mettant sur ma route des rencontres plus ou moins réussies, plus ou moins abouties qui façonnent chacune à leur manière mon futur (amoureux ou non d'ailleurs).

La dernière en date fut indéniablement la plus décisive.

Elle me redonna un semblant de regard positif sur mon image et
me ramena en ces lieux de la manière la plus agréable qui soit.
Moi qui me consumais pour une passion stérile depuis bien trop longtemps, sans laisser de chance à mes autres histoires de s'épanouir comme elles le méritaient, je m'étais peu à peu retrancher dans une haute tour solitaire , telle une héroïne de conte de fée attendant le prince charmant à sa rescousse!!!!!
L'ambiguïté ne m'ayant jamais fais peur ,Mata Hari version belle au bois dormant c'était tout moi!!!!
Vous vous en doutez, une telle "princesse" ne peux rencontrer un simple prince charmant.
Je doutes d'ailleurs que si, tel eu été le "prince", je ne lui aurais pas même accordé un regard!!!! ;o)

Je ne lui donnerais pas de nom. J'en suis incapable aujourd'hui.
Sachez cependant que le terme "miroir" s'est souvent échappé de nos conversations.
Je l'aime , fut la seule évidence qui s'est rapidement imposée à mon esprit et à mon coeur . D'une manière très différente et bien moins "passionnée" que "l' Autre".... mais difficile de dire moins profonde, seul le temps pourrait (peut-etre) répondre à cette question.
Peu importe en fait, le "sauveur" s'avérait être autant à "sauver" que la "princesse"...
Une belle rencontre de "deux âmes brisées" en quelques sortes!

Cette rencontre fut salutaire pour moi.
Il m'a redonner l'envie de me battre, de me chercher, d'avancer. De croire à nouveau en mon idéal amoureux de fidélité non exclusive, sans me laisser abattre par la médiocrité et (finalement) le mensonge d"un "théoricien" incapable d'appliquer sa propre philosophie...
Il m'a réapprit aussi à faire confiance. C'est incroyable ce que la confiance en l'autre permet de lâcher prise...
J'ai à nouveau fait l 'amour, au lieu de baiser(de me faire baiser je devrais même dire!! )
et Dieu que j'ai aimé ça!!!!!!!!!!!!
J'ai été emporté par sa dualité , toute cette violence contenue tournée contre lui-même et en même temps cette grande douceur, cette attention qu'il était capable de me porter.
J'ai adorer passer des heures à l'écouter me parler musique ou autre, simplement sans étalage pompeux, loin très loin d'un donneur de leçon toujours prêt à impressionner...

Et puis fatalement ma route m' a fait emprunter le chemin scabreux de la "mise au point".
Ni ma tête ni mon coeur ne supportaient plus désormais l' inadéquation entre un discours et des actes.
L'Autre prétendait m'aimer mais se comportait comme le pire des sagouins j'avais donc, enfin décidé de rompre définitivement.
Je l'ai donc mis lui aussi face à ce que j'estimais une "incohérence" pour le moins : il refusait de parler de sentiments alors qu'il agissait comme quelqu'un qui en avait. Simple gentillesse me répondit-il. Contrairement à moi il ne se sentait pas capable d'avoir le moindre sentiments , pour qui que se soit. Rien de personnel dirigé contre moi.
Que vous le croyiez ou non je sais qu'il ne me raconte pas d'histoire, lui.
J'ai foi en lui.
Je sais qu'il doit ,de son côté avancer. Qu'il a besoin d être libre pour ça. En d'autre temps j'aurais peut être eu la force d'être à ses côtés , en retrait, à l'attendre sans être un fardeau pour lui.
Aujourd'hui je suis trop fragile pour ne pas mal prendre son "rejet" et ne pas finir par lui en vouloir .Le lui reprocher.
Je l'aime.
Alors le peu de force qui me reste je l'ai pris pour me retirer, doucement, sur la pointe des pieds presque, pour ne surtout pas être celle qui lui fera du mal un jour.

Bien sur je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour...sous de meilleurs auspices**...
Mais en attendant je me passe en boucle cette chanson du CD de Christophe Maé que Mr Bouch' avait réclamé pour Noël à son paternel, en ne cessant de m'étonner sur ses "signaux" que la vie aime à nous donner parfois...

Ça fait mal...de vivre sans toi...elle a mal...tu ne t'imagine même
pas...

Dans son regard je voyais ...que tu faisais d'elle un conte de fées...Sur
toi elle se reposait...
Son sourire appelle au secours, il est sans amour...

*

Découvrez Christophe Maé!
** merci cathe!!!! :o)

lundi 1 décembre 2008

Amoureux ...


Il m'a dit ça aujourd'hui. Beau, serein, sur ce quai de métro. Je savais bien que ma vie allait forcément basculée un jour prochain, poussé par un psy opiniâtre qui me pressait de "faire le forcing" et de pousser cette histoire jusqu'à ses limites. J'avais trop tergiversé, trop douté, et mû probablement par cette trouille toujours omniprésente j'avançais d'un pas pour reculer de deux sans vraiment aller jusqu'au bout de mes envies (les connaissais-je vraiment ?) et de mes questions...
Je me devais d'y mettre un terme d'une manière ou d'une autre. Avancer , le seul credo de la "faculté de médecine", devenait le refrain préféré de mon entourage.
Quitte à me prendre ce fameux mur tant redouté!!!
Alors j'y suis allée, la fleur au fusil, le coeur au bord des lèvres, sans préjugé de rien.
Doucement j'ai repris contact, et la vie a fait le reste...coïncidence de calendrier nous nous sommes retrouvés aujourd'hui dans un lieu hautement symbolique (le salon du livre) par une journée spéciale (l'anniversaire de Neverland). Je ne m'attendais à rien de particulier juste "renouer" un peu histoire de voir la suite...

"Je suis amoureux". Il m'a dit ça avec un grand sourire , pendant que le sol se dérobait sous mes pas et que stoïque j'encaissais le "mur" que je n'avais même pas vu arriver, moi si pessimiste pourtant!!! De quoi en rire vraiment!!!

Ah bien sur, de suite il s'est rattrapé..."je t'aime aussi évidemment"...

Que répondre? Que moi aussi je suis amoureuse d'un autre et que cela n'est pas bien grave entre nous, cela ayant toujours fait partie de notre conception de l'amour...

A un détail près, ce livre qu'il avait dans la main...pour lui offrir.
A bien y repenser il ne m'a jamais rien offert .
Il n'a jamais dit non plus qu'il était amoureux de moi. Il ne m'a jamais parlé comme il lui à parlé au téléphone.
Pire...pour la première fois ou j'évoquais la volonté d'un autre enfant , il n'a même pas rebondi sur le sujet comme à chaque fois!!!!

Problème de timming m' ont suggéré certains...je ne crois pas.

Il m'aime ,oui je veux bien le croire, à sa façon, mais sans "me supporter plus d'une heure"(dixit sur ce même quai de métro!!)
Disons qu'il "m'apprécie" (même si je sais pertinemment qu'il abhorrerait cette expression).
Les hommes sont lâches et inconstant selon lui.
Je l'aime, je ne le rangerais donc pas à son tour dans cette catégorisation peu flatteuse de ses semblables.
Je suis heureuse pour lui. Il avait vraiment l'air bien.

J'avance donc...

Les larmes qui roulaient sur mes joues dans le RER, sans que je puisse les arrêter n 'y changeront rien. La conscience aiguë et soudaine de cette envie d'un enfant qui ne verra jamais le jour m' a rattrapé et le voile s'est déchiré dans mon esprit embrumé.

Me reste à faire le deuil.

La mission du psy à porté ses fruits plus vite que prévu...


J'avance.
Debout.
Fragile.
Mais finalement encore vivante.
Me reste juste à ne pas trébucher...







détail d'Ophélie de J. E. Millais


"La rivière suit toujours son cours,
Entre deux rives couvertes d'herbe,
Les voix de mille oiseaux
Qui résonnent dans ma tête
M'emporteront
vers un rêve encore plus triste,
Lorsque ce triste rêve sera terminé. "


Elizabeth Siddal

mardi 18 novembre 2008

Les grandes peurs engendrent les grands changements...




(Egon Schiele)


Par cette phrase sibylline, que seuls les intimes savoureront à sa juste valeur (désolée pour les autres ^^) je résumerais mes 2 dernières semaines sentimentales...

Il semblerait que je ne sois capable d'avancer que dans les grandes tempêtes, ma tendance névrotique hystérique (hein mamour??? :o)) ) ne s'épanouissant complètement que dans les grandes envolées lyriques frôlant tour à tour passions et drames.

Que voulez vous on née tragédienne ou on ne l'est pas !!!!!

Pourtant avec le temps (qui à dit âge??? ^^) je me prends à rêver de mer calme, voir de stabilité.
Ne vous emballez pas! Je n'ai pas dit, contrairement à un certain psy que j' eue la riche idée de retourner voir, après 4 ans de "libération anticipée", me caser!!!!!
Mais il est vrai qu'à son éclairage, un certain nombre de mes priorités soient revues à la hausse et qu'un grand ménage d'hiver soit nécessaire.
J'ignore totalement vers quoi je m'engage (bien que j'entre-aperçois fortement deux beaux murs devant moi ^^) mais j'ai décidé finalement de m'y laisser aller et comme dit l'expression: vaille que vaille ...
Moi qui ne suis guère patiente, je le crains, je vais devoir apprendre à compter avec le temps.
Mon coeur , bien trop "auberge espagnole"au goût de certain, doit également goûter au plaisir de la rareté , même si cela signifie à mon grand regret l'enseignement douloureux de l'achèvement et du renoncement à certaines histoires que je traîne comme des boulets.

Je ne sais pas ne plus aimer quelqu'un, mais j'ai bien l'intention d'essayer...
et de reprendre ainsi de la "place libérée" pour construire à nouveau quelque chose de durable en vue de...

Je ne renie en rien mes convictions de liberté. Mais j'ai cette envie très ancrée, que je sais pertinemment incompatible, pour un temps, avec mes désirs d'indépendance absolue.
Je fais le choix de voir ou me porte ce nouvel état d'esprit (espérons qu'il ne me mène tout de même pas en enfer voir pire...nulle part ^^) et je ne préjugerais pas (je te le jure moumoune :o) ) des réactions et des actions des autres à mon égard !!!

Amen!!!
(oups ça m'a échappé mouhahahhahahhahaha )


(Klimt)


Pour la peine, et puisque je vous ai ennuyé avec mes "peines de coeur d'une chatte anglaise" je vous laisse avec un petit tag repéré il y a de cela (oulaaaaaaa) des lustres sur vos blogs et que par bonté d'âme personne n'avait osé me refiler!!!! Mais comme je suis une fille imprévisible et impossible, je le reprends à mon compte tout en l'emménageant à ma sauce bien entendu ;o)

Il s'agit du Tag musical.

Comme il m'aurait été impossible de choisir 5 chansons (seulement) pour me représenter, j'ai préféré choisir , pour être raccord avec ce blog et ce billet, 5 chansons qui immanquablement me font penser à un de mes amoureux. Et là les plus cynique remarqueront que ,non seulement j'ose coller une chanson à un homme, mais qu'en plus il s'agit invariablement de chansons tristes!!!

Que voulez-vous les grands changements sont pour après ;o)


Cela donne dans l ordre chronologique :




Découvrez Talk Talk!




Découvrez Zazie!



Découvrez Manu Chao!



Découvrez Tryo!



Découvrez Stacey Kent!



et parce que je suis une grande tricheuse j'en ajoute une sixième qui marche pour tous!!!!

Découvrez Serge Gainsbourg!



Lamousmé

lundi 6 octobre 2008

Cet obscur objet du désir

Plus que jamais j'ai besoin en ce moment de mettre des mots sur mes émotions, mes interrogations voir mes craintes...




(klimt)

"L idée d'être un symbole me déplaît, mais si je dois être le symbole
de quelque chose je préfère que ce soit du sexe." Marilyn Monroe


Je n' aurais jamais pensé le dire un jour mais je commence à comprendre les mots de cette icône

N'allez pas imaginer cependant que je sois à mon tour devenu un sexe-symbole...^^

Je n'ai (heureusement) pas cette prétention!!!

Quand bien même y aurait-il le moindre soupçon de début de vérité dans cette assertion, je vous assure qu'il me serait absolument impossible de l'admettre ou de le croire (au grand damne de certains!!!).

Mais bon, passons...

Il se trouve juste qu'une conjonction de remarques éparses et de rencontres nouvelles m'amènent à m interroger sur mon possible "sex-appeal".

Pour qui fréquente un temps soit peu le "boudoir" ou même "la maison de vie", il est évident que je suis une séductrice. Je ne m'en cache pas. Je le revendique même. Après tout chacun exorcise ses démons comme il peut!!!!


Une amoureuse aussi. Définitivement.


Et même si, n'étant pas à une contradiction près, je m'étonne toujours quand j'arrive à susciter le moindre intérêt chez l'Autre ^^ (oui je sais une bonne psychanalyse devrait m'aider et je promets très officiellement ici de m'en préoccuper un jour prochain!!)

Alors imaginez...le désir!?!...

Voilà pourtant qu'aujourd'hui je me débats dans une autre de mes (nombreuses) contradictions... être un objet de fantasme ou de désir (selon l'appellation qu'on veux bien lui donner) pour certains de mes amants me trouble au-delà de ce que j'imaginais.

Bien sur un tel "regard" me flatte et j'oserais même dire m'est indispensable. Cependant comme tout un chacun, je le suppose, je ne peux m'en contenter.

Oui je veux-z- et- j'exige que l'on m'aime!!!! et pas seulement pour mon corps!!! :o))))

Et quand je parle d'amour je l'entend bien sur dans le sens absolu...

Celui qui mélangerait les fameux quatre sentiments , distincts dans la Grèce antique sous les termes d'Eros (l'amour naturel, le désir, le plaisir corporel) de Philia( l' amitié, l'amour absolu, inconditionnel, le plaisir de la compagnie) d'Agapê (l'amour divin, universel) et de Storgê (l'affection, l'amour familial.)

Rien que ça!!!!

Malheureusement je pense cet amour impossible car bien trop complexe pour n'être donné que par et pour une personne...

C'est sans doutes pourquoi je crois bien plus ,pouvoir m'approcher de mon idée de bonheur en pratiquant le ( attention mot excessivement laid) polyamour !!!!

Mais n'empêche...avoir plusieurs amants, amoureux, mecs... appelez cela comme vous le voulez, ne m'exempte pas du fait d'être extrêmement difficile. Je ne peux me contenter d'une simple relation physique, il me faut être amoureuse. Et bien entendu j'en demande la réciproque!!!

Le contrat semble simple au départ mais je vous garanti qu'à l'arrivée peu savent le remplir!!!!

Alors oui, sans doutes, mon ego flatté, apprécie le fait de se savoir désiré sexuellement, d'autant que je n'ai jamais caché mon attirance et mon attrait pour l'acte en lui-même. Mais une fois le désir passé que reste-t-il ? que suis-je pour eux? une question sans doutes aussi difficile pour moi que pour mes partenaires, mais qui aujourd'hui me travaille un peu plus que de raison...

Alors pour me consoler je vais rêver l'espace d'un instant que je suis pour l'un d'entre eux au moins une muse et je vous laisse à défaut de plus, de mieux, ces quelques lignes sois disant écrites pour moi...



Ô femme amoureuse et soumise,
Viens fondre en moi tes liqueurs, viens !
Mêlons nos deux vins, qu'ils nous grisent
Et ouvrent ton corps sous le mien !

Là, sous la couette, prends tout ça :
Les coups de reins, les baisers ivres,
Les caresses du bout des doigts,
Nulle tension ne doit survivre !

Ondule ! Ondule sous la fièvre
Exubérante, qui fait feu
De ta jambe lisse à tes lèvres,
De ton pubis à tes cheveux !

Quand, noyés, nos deux corps en nage
Ne formeront plus qu'un torrent
De lave, alors l'ardent orage
De l'amour deviendra volcan !

Ô femme essentielle à ma vie,
Succombe aux profonds nectars, viens !
Danse ! Orgasme ! Enflamme ! Joue ! Crie !
Et plonge mon corps dans le tien !



Lamousmé

mercredi 3 septembre 2008

Re-naissance???

( Pacsin)


Je ne pensais plus revenir ici pendant très longtemps....
Et puis le temps a passé, les plaies se sont (un peu) pansées...

Neverland me prends tout mon temps evidemment mais j'ai décidé, comme évoqué dans un certain billet, qu'il me fallait à nouveau m'occuper de moi !!!

J'ai eu envie de revenir au source de la création de ce lieu, d'y retrouver l'Envie...

De nouvelles rencontres...de longues conversations...des plaisirs nouveaux aussi, ont ressuscités ma sensualité...

Mademoiselle K dans son très joli boudoir nous rapelle avec justesse l'origine de ce mot...



Saviez-vous que le boudoir était au XVIIIème siècle « la chambre où l'on se
retire pour bouder» ? Une petite pièce ornée avec élégance, à l'usage
particulier des dames, et dans laquelle elles se retiraient lorsqu'elles
voulaient être seules ou s'entretenir avec des personnes intimes. Mais bien sûr,
elles y recevaient aussi leur amant, dans une tenue d’intérieur dite de «
négligé » pour partager avec lui son jardin secret…



Alors me revoilà !!!!


Et pour la peine je vous offre ces vers de Louys que je me permets de dédicacer à une certaine personne...(tu vois mamour je suis cap!!!^^)


Les Nymphes

Oui, des lèvres aussi, des lèvres savoureuses
Mais d'une chair plus tendre et plus fragile encor
Des rêves de chair rose à l'ombre des poils d'or

Qui palpitent légers sous les mains amoureuses.
Des fleurs aussi, des fleurs molles, des fleurs de nuit,

Pétales délicats alourdis de rosée
Qui fléchissent pliés sous la fleur épuisée

Et pleurent le désir, goutte à goutte, sans bruit.
Ô lèvres, versez-moi les divines salives

La volupté du sang, la vapeur des gencives

Et les frémissements enflammés du baiser.
Ô fleurs troublantes, fleurs mystiques, fleurs divines

Balancez vers mon coeur sans jamais l'apaiser
L'encens mystérieux des senteurs féminines.

Poème de Pierre Louýs



Lamousmé

mardi 1 janvier 2008

Pleurer des rivières...

"Ophelie" Paul Steck

J'ai un aveu à vous faire... j'ai toujours détesté le réveillon du 31... et à vrai dire, en général il me le rend bien!!!!

Cette année (enfin l'année dernière maintenant) pour ne pas changer, j'appréhendais énormément cette soirée qui marque la fin et le renouveau. Oui je sais, je devrais me faire psychanalyser pour comprendre cette angoisse mais je préfère m'y vautrer allègrement!!!
Et justement, quitte à assumer (maître mot que j'affectionne particulièrement) je décide de passer ce soir du 31, seule, retirer de la foule et du monde, qui ne me font pas défaut depuis l'ouverture de Neverland.
Mais puisque nous en sommes aux aveux, mon souhait réel était de passer cette soirée en tête-à-tête avec un homme que j'aime... pas de fête, pas de foule pas de tralala... juste un peu de chabadabada...
Pour qui connaît mes pérégrinations amoureuses l'expression "un homme que j'aime" ne soulèvera aucune interrogation. Pour les autres... disons que le concept de l'amoureux unique ne fait plus partie de mon vocabulaire!!!
Seulement voilà... à bien y regarder, il semblerait que même la dénomination "un homme que j'aime" se réduise désormais à peau de chagrin...
C'est bien simple, sur les trois "hommes de ma vie "actuels, le premier est mort et enterré, le deuxième maqué de chez maqué et le 3 ème... ne m'aime pas!!!!
Avouez que la situation à de quoi me faire pleurer... des rivières...

Je m'étais pourtant préparé à affronter cette soirée... mais vous connaissez cette saleté de petite idée qui s'insinue en vous parfois et qu'on appelle l'espoir...
J'avoue y avoir succombé. Et comme à chaque fois j'ai cru au miracle.
Dans un premier temps j'avais gentiment décliné toute invitation de fête familiale ou amicale (me savoir entourer toute l'année par une famille et des amis aimants suffisait amplement à mon bonheur) et l'absence de mon fils chéri, partit réveillonner chez son paternel, me donnait l'occasion de penser un peu à ma vie amoureuse...
Las, chérir les morts n'est pas des plus raisonnable et le rôle de la femme adorée mais cachée est difficile à supporter en ces périodes de fêtes.
Alors bien que je me sois juré de ne rien attendre d'un homme qui de toute évidence à pour devise "faite ce que je dis mais pas ce que fais», je tente le tout pour le tout.
Sachant à l'avance que je fonce droit dans le mur je ne crains rien (croyais-je à tord).
C'était sans compter, l'aspect Dr Jekyll et Mr Hyde du monsieur...
Me voilà pendant quelques heures, pleine d'espoir avec une perspective inattendue de possible retrouvaille.

Bien qu'ayant mis des réserves (pour raison de boulot, excuse totalement intelligible pour moi) dans un premier temps, une soirée semblait envisageable voir même souhaitée de part et d'autre...
De quoi ramollir considérablement mes défenses (pourtant à pieds d'œuvre en général face au sieur en question) et me laisser soudain bercé d'illusions...
...réduites à néant en une phrase à quelques heures du rdv... et avec quel brillant retournement de situation!!!!
Il n'est plus question de boulot finalement mais d'autres femmes...
Et d'ailleurs... ne lui avais-je pas déjà reproché sa conduite??? N’avais-je point déjà mis un terme à cette sorte de relation ?

Vous l'aurez bien compris... je ne peux m'en prendre qu'à moi-même!!!!
Quelle claque!
La déception, mêlé à l'humiliation, la honte et la rage, ne font pas bon ménage sur un visage...

Ma chère Julie London me hante avec "cry me a river".

Surtout, j'espère n'avoir jamais fait subir cette douleur, même inconsciemment, à quiconque. J'assume parfaitement ma vision de l'amour mais je me crois honnête et je pense que l'on peut et doit se montrer sincère et franc dans ce genre de relation. Pour cela faut-il encore ne pas se montrer égoïste et s'intéresser aux sentiments des autres. Je ne pense pas avoir une vision idéaliste de l'amour, juste parfois un peu différente du commun des mortels. Je l'assume parfaitement mais je refuserais toujours de la faire passer au dépends des autres.
Là est sans doute toute la différence, mais je me garderais bien d'être à mon tour une donneuse de leçon!!!

Alors bien sur je m'interroge... suis-je si bête, naïve, idéaliste ou que sais-je encore????
Je me retrouve, comme une femme battue, à chercher ma responsabilité, à m'en vouloir, me maudire (jusqu'a quatre générations)...

Et puis l'aube se lève, une nouvelle année est là. J'ai définitivement perdu mon combat avec ce satané réveillon du 31!!!!

Mais je suis là, vivante, et peut être un jour libre qui sait ?

Ne voyez ici aucune plainte, aucune supplique.
Juste un début de "recollage" de morceau, une petite tentative pour mettre les choses à plat et se regarder dans le miroir sans se haïr totalement.
Une confession de premier de l'an en somme...

Lamousmé

qui vous souhaite une formidable année 2008